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Préparons le sapin de Noël avec nos enfants

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Dans la série des traditions de Noël, il y a l’incontournable sapin de Noël. Chez Mille et Une Feuilles, nous vous proposons de le revisiter …  bien entendu … façon « papier » et « préparation en famille » !

 

D’ailleurs, connaissez-vous l’origine du sapin de Noël ?

Ses premières racines remontent au temps des celtes, entre 2000 et 1200 avant JC. A cette époque, chaque mois lunaire était associé à un arbre. Pour le 24 décembre - considéré comme le jour de la renaissance du soleil – il s’agissait de l’épicéa (l’arbre de l’enfantement).

Lors du solstice d’hiver, on célébrait naguère un rite païen, au cours duquel un arbre symbole de vie était décoré de fruits, de fleurs et de blé. En 354, en réponse à cette fête païenne, l’Eglise instaura la date du 25 décembre pour célébrer la naissance du Christ.

Au XIIème siècle, en Europe et plus spécifiquement en Alsace, on décorait les maisons de branches de sapin trois jours avant la veillée de Noël. Mais ce n’est qu’en 1521 que l’on commença à parler de l’arbre du Christ, alors simplement décoré de pommes. Le premier texte officiel mentionnant le sapin de Noël remonte à l’année 1546 : à Sélestat en Alsace, les habitants furent autorisés à couper des arbres verts pour Noël. Le sapin était alors décoré de roses, symboles de la vierge, de pommes, de confiseries et de petits gâteaux.

La tradition du sapin de Noël décoré s’est ensuite répandue en Europe et au Canada aux XVIIIe et XIXe siècles. Elle serait partie de la cour du Roi de France, pour se diffuser dans la bourgeoisie, puis auprès du peuple. Mais l’on dit aussi que la coutume s’est vraiment établie avec l’arrivée de nombreux immigrés d’Alsace-Lorraine, s’installant dans les autres régions du pays après la guerre de 1870.

 

Aujourd’hui, des alternatives au sapin de noël traditionnel

D’aucuns se posent la question de l’intérêt de couper des arbres qui ont mis 10 à 15 ans à pousser, pour les laisser mourir dans son salon … D’autres argumenteront que les arbres naturels, biodégradables et produits localement, sont pourtant plus écologiques les arbres artificiels.

Les derniers diront qu’à moins de choisir un sapin avec ses racines dans le but de le replanter dans son jardin, l’arbre en pot destiné à la destruction (dans le meilleur des cas au compost), affichera en sa défaveur tout le carburant nécessaire à le cultiver, le récolter, l’expédier, le transporter et le broyer…

Et si le papier mettait fin à ces argumentations sans fin ? Nous avons arpenté les allées de Google – plutôt que celles des grandes surfaces – à la recherche de belles idées créatives qui vous offriront la joie de préparer Noël en famille.

 

Des idées pour un sapin de Noël « fait maison » en papier

Sur notre tableau Pinterest, vous trouverez de nombreuses autres idées !

 

Pour finir, nous avons trouvé de jolies idées pour fabriquer des boules de Noël en papier :

 

Maintenant, à vos papiers, vos crayons et vos ciseaux !

 

Cécile Douay
Rédaction web

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Préparons le calendrier de l’Avent avec nos enfants

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Eh oui, Noël est à nouveau dans nos têtes ! Comme vous le savez, chez Mille et Une Feuilles nous sommes particulièrement attachés aux valeurs familiales. Alors cette année, nous voulons redonner du sens aux traditions, en vous inspirant des idées pour partager les préparatifs de Noël avec vos enfants.

 

Première tradition de Noël, le calendrier de l’Avent

Le calendrier de l’Avent est apparu au XIXème siècle en Allemagne. Le but était de faire patienter les enfants jusqu’à Noël, en référence aux Chrétiens, qui pendant la période de l’Avent, attendent la naissance de Jésus. A cette époque, point de petits cadeaux en plastique ou de chocolats, les enfants recevaient des images pieuses.

C’est au début du XXème qu’est né le calendrier de l’Avent tel que nous le connaissons. En 1908, un éditeur munichois, Gehard Lang, créa un calendrier doté de cases colorées fixées sur un support cartonné. Plus tard, en 1920, est arrivé le calendrier avec des fenêtres à ouvrir. Au fil des années, les images furent remplacées par des biscuits, et en 1958, on vit apparaître des chocolats !

Aujourd’hui nous connaissons tous l’industrie du calendrier de l’Avent, avec des jouets dedans. Et si, au lieu de participer à ce consumérisme effréné, nous retrouvions l’authenticité originelle du calendrier de l’Avent, en y mettant plus de simplicité ?

 

6 idées récup’ pour avoir le plaisir de confectionner votre calendrier de l’Avent avec vos enfants

  • Le calendrier Berlingots : quelques feuilles de papier calque et du scotch pour former les 25 berlingots, une ficelle à accrocher au mur et 25 petites pinces pour suspendre les berlingots. Et le tour est joué !
  • Le calendrier en pots : 25 pots de yaourt, un support cartonné pour les fixer grâce à des attaches parisiennes, du papier coloré et de la colle blanche pour fermer les pots. Voilà un superbe calendrier !
  • Le calendrier Rouleaux : 25 rouleaux de papier toilette à agrafer d’un côté et à décorer avec du papier matière, une branche d’arbre et du raphia pour attacher les rouleaux. Splendide !
  • Le calendrier Chaussettes : 25 chaussettes dépareillées à punaiser sur un grand carton plume. Voilà un calendrier qui a de l’allure !
  • Le calendrier pochettes surprises : 25 enveloppes colorées et décorées à placer dans un grand panier. Que de joies en perspective !
  • Le calendrier origami : 25 petites boîtes en origami à confectionner en famille et à suspendre sur une branche avec de la ficelle. Wahou !

Vous voulez encore plus d’idées ? Rendez-vous sur notre tableau Pinterest.

 

Maintenant que vous avez confectionné un joli calendrier, il vous faut le remplir …

Des dizaines d’idées pour remplir votre calendrier de l’Avent familial

  • Des petits jeux : toupies, petites voitures, figurines, petites balles, billes, marionnettes à doigts
  • Des accessoires : bagues, bracelets, petits colliers, badges, élastiques, barrettes, porte-clés
  • A glisser dans les enveloppes : stickers, gommettes, magnets, petits livres, des petits mots doux, des tatouages éphémères
  • Pour les fans de loisirs créatifs : pâte à modeler, petits crayons de couleur, de la peinture, un paper toy à fabriquer, un coloriage
  • Au rayon papeterie : stylos rigolos, jolies gommes, petits carnets
  • Pour buller : des petits savons, un appareil qui fait des bulles, des produits pour le bain
  • Pour les gourmands : des sablés et des chocolats fait-maison, des emporte-pièces

Et pour la fin, nos préférés : des « bons pour » … un câlin, une sortie avec Papa, un gâteau au chocolat, un massage, un pique-nique, une séance shopping avec Maman, une bataille de polochon…

 

Et vous, quelles sont vos idées pour confectionner un calendrier de l’Avent qui a une âme ?

 

Cécile Douay
Rédaction web

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L’art du papier dans le cinéma

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Après les bijoux publicitaires façonnés grâce au papier, voici maintenant des créations cinématographiques épatantes, réalisées elles aussi avec du papier. Que de patience, de minutie et d’inventivité. Encore une fois, nous sommes subjugués !

Place au rêve…

 

Lotte Reiniger, à l’origine du papier découpé dans l’animation

Son grand chef-d’œuvre, Les Aventures du Prince Ahmed, est le plus ancien long métrage d’animation conservé. En utilisant la technique du papier découpé - ou « cut-out », la réalisatrice allemande a créé une animation de silhouettes et d’ombres chinoises, véritable prouesse technique pour l’époque. Trois ans lui furent nécessaires, de 1923 à 1926, pour réaliser ce film de 65 minutes et de 100 000 images.

Les personnages aux membres articulés grâce à des attaches parisiennes, furent animés image par image. La caméra était disposée verticalement, au-dessus d’une table comportant un large trou recouvert d’une vitre, puis d’un papier transparent sur lequel étaient disposées les marionnettes de papier. C’est ce système rudimentaire qui inspirera plus tard Disney, à qui l’on attribue (à tort) l’invention de la caméra multiplan … alors qu’il en a simplement perfectionné la technique.

Des réalisations de Lotte Reiniger se dégagent une grande poésie, une finesse du mouvement et une fluidité incroyable, au regard des moyens employés. Un vrai travail d’orfèvre ! Rendu de nos jours bien plus facile grâce au numérique…

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Les 3 Inventeurs de Michel Ocelot

Dans ce court métrage d’animation de 13 minutes réalisé en 1979, le réalisateur rend hommage aux chercheurs et inventeurs qui furent maltraités et parfois tués. Tels Lavoisier, guillotiné après que le juge ait déclaré : "La République n'a pas besoin de savants" ou Thimonnier, inventeur de la machine à coudre, et Jacquard, inventeur du métier éponyme, dont les machines furent détruites par des ouvriers.

Avec Les 3 Inventeurs, Michel Ocelot a voulu répondre aux détraqueurs de son animation précédente et montrer que la technique du papier découpé n’est pas une technique d’amateur, mais bien de professionnel. Et voilà de quoi le film se compose : de papier blanc, de napperons en papier, de coups de ciseaux, de fil et de ruban adhésif. Il nécessita 5 mois d’exécution, puis 3 mois de tournage - dans une maison perdue dans les Cévennes. Même le bruitage a été fait avec du papier, sauf le son de la clochette.

« J’ai imaginé "Les 3 Inventeurs" comme mon chef d’œuvre, mais chef d’œuvre au sens d’ouvrier-compagnon. Un objet exceptionnel qui prouve sa maîtrise, qu’on ne fait qu’une fois dans sa vie et qu’on met ensuite dans une vitrine », explique le créateur de Kirikou sur son site internet (www.michelocelot.fr). « J’ai franchement fait tout le film au papier, et en papier blanc et éclairé de côté pour que l’on voit bien que c’était du papier à découper et en jouant sur le fait que c’était la matière papier, en la découpant, pliant, détruisant. Ce film c’était moi, j’ai tout dessiné, et tout fait. Je travaillais du lever au coucher, j'accomplissais quelque chose, j'étais heureux ».

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Actuellement au cinéma : Kubo et l’Armure Magique

Cette aventure fantasy récemment sortie sur grand écran, fut réalisée en grande partie grâce à la technique du stop-motion : une animation image par image d’objets physiques. L’animation en volume se mêle aux images de synthèse avec une même impression de réalité, comme au moment où les origamis prennent vie, ou quand, à l’aide de l’instrument à corde de sa mère, un instrument magique, le petit héros plie et déplie des feuilles de papier qui se mettent à bouger, matérialisant un guerrier, un monstre ou une princesse…

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Une sortie ciné, ça vous dit ?

 

Cécile Douay
Rédaction web

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L’art du papier dans la publicité

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Rien d’autre ne nous met plus en joie que de vous faire découvrir les innombrables créations possibles avec le papier, et que cet art s’invite dans tous les domaines y compris dans la publicité.

Entre poésie et art du pliage, voici trois réalisations époustouflantes qui témoignent d’une imagination et d’une patience sans limite.

  

La publicité pour le New York Times Magazine par l’artiste Julien Vallée

À l’ère digitale, le talent de Julien Vallée est de savoir fusionner les dernières tendances technologiques avec le matériel réel et physique, notamment le papier, son matériau de prédilection.

Dans ce billboard animé, le motion designer montréalais fait se déployer en quelques secondes le titre du célèbre magazine américain.

La technique qu’il a utilisée est le Paper cut (ou art cut), qui consiste à créer des compositions digitales avec du papier découpé. Et c’est ce que l’artiste aime : transformer une simple feuille de papier en un objet qui peut communiquer.

Dans cette création publicitaire, le revers coloré de chaque lettre illustre la variété des sujets abordés par le magazine et le papier a été utilisé pour établir une connexion entre les contenus vidéo proposés par le New York Times Magazine sur son site internet et les sujets traités dans le print.

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La publicité Orange Origami

Lorsque l’on évoque l'art du papier, on pense souvent à l'origami, issu de la culture asiatique en Chine et au Japon. La publicité d’Orange pour son forfait mobile Origami interprète avec maestria cet art du pliage à travers une réalisation étonnante.

En parallèle de cette publicité diffusée en 2010, Orange avait lancé une campagne autour du paper toy : les 130 premières personnes ayant collectionné leurs 13 PaperToyz étaient récompensées par des cadeaux.

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La Publicité pour le vignoble californien Beringer par l’artiste Su Blackwell

Su Blackwell, artiste contemporaine vivant à Londres, crée des livres-sculptures. En découpant les pages de vieux livres, elle réalise des scènes en trois dimensions, comme elle a pu le faire pour illustrer l’œuvre Alice au pays des merveilles.

Ce StopMotion réalisé pour Beringer recrée un vignoble en papier, aussi magnifique dans sa créativité que dans sa réalisation.

Il aura nécessité 6 animateurs, 130 pieds de vignes en papier, 9 000 feuilles de vigne en papier et environ un million de coups de ciseaux !

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Et vous, êtes-vous autant fascinés que nous par ces créations ?

 

Cécile Douay
Rédaction web

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Les jours anniversaire de Mille et Une Feuilles : frais de port offerts jusqu’au 31 août !

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Aujourd’hui, Mille et Une Feuilles a 9 ans !

Et savez-vous ce que Stéphanie m’a laissé comme brief pour écrire cet article anniversaire ? Il m’a bien fait rire ! Allez, je vous le partage :

« 9 ans, c’est la préadolescence ... Chez Mille et Une Feuilles, nous aussi on a le droit à notre crise préado. Moi, je veux vendre du papier, et plus rien d’autre ! C’est là où mon métier prend tout son sens.
Il faut donc que je liquide les produits de loisirs créatifs et les stickers qui encombrent mes étagères, et pour ça je vais faire un code promo jamais vu !
Cela s’appellera les jours anniversaire ! ».

 

Les jours anniversaire : vos frais de port offerts jusqu’au 31 août !

La seule condition ? Même pas un montant minimum d’achat… Il suffit que votre commande contienne au moins un produit de la rubrique des bonnes affaires. Pour en profiter, le code à mentionner, dans votre panier, est : « les jours anniversaire ».

Et l’on y trouve quoi dans cette rubrique des bonnes affaires ? Des articles de loisirs créatifs, de déco murale et des stickers ! Vous savez, les fameux que Stéphanie n’a plus envie de vendre… (crise de préado, vous vous souvenez ?).

Allez, zou, allons tous y faire un tour… à plusieurs c’est plus sympa ! Il y a de quoi se rééquiper en activités manuelles pour les enfants et pourquoi pas, commencer vos achats de Noël…

N’hésitez pas à glisser l’un de ces produits dans votre panier (ou même plusieurs…), tout en faisant vos achats de papier et fournitures scolaires (peut-être que cela apaisera la crise de préado…) !

 

Avec moi : bon anniversaire Mille et Une Feuilles !!!

 

Cécile Douay
Rédaction web

Crédit photo : Brad Pict

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Le papier nous fait tant de bien

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Bien plus qu’un matériau, il préserve la mémoire, provoque des émotions. En nous déconnectant du numérique, il nous rend notre liberté et nous reconnecte à notre propre rythme.

Votre papeterie créative Mille et Une Feuilles sera toujours intarissable sur les bienfaits du papier. En cette douce période estivale, propice à prendre le temps, à lire, à écrire, à s’évader et à créer, nous voulions vous rappeler tout ce que le papier nous apporte de beau et de joli.

Voici notre dédicace de l’été au papier

Qu’on le parcourt des yeux, qu’on s’y épanche ou qu’on le manipule pour créer, le papier nous offre tous ses cadeaux…

… Une invitation à la profondeur et à la prise de recul
Arrêtons-nous quelques instants, prenons le temps de la réflexion, de l’écriture et de la création, prenons de la hauteur.

… Une source de sérénité et d’évasion
A notre rythme, dans l’ordre que nous voulons, de haut en bas, de droite à gauche, lisons, dessinons, colorions et laissons émerger nos émotions. Permettons-nous l’évasion.

… Le plaisir toujours à portée de main
Un livre, un journal, un flyer touristique, un cahier de mandala … le papier s’emporte et se glisse partout. Dans la poche, dans la valise, dans un tiroir.

… Une porte ouverte sur l’art et la création
Le papier, support de création infini, par la matière, la couleur et le toucher. Et si l’on faisait un tour sur le profil Pinterest de Mille et Une Feuilles pour découvrir toutes ces pépites ?
 

Le papier enchante aussi le monde, la planète et procure de nombreux bienfaits collectifs.

Démocratie et universalité
Le papier ne se soucie guère des origines, il permet l’éducation, l’apprentissage, les études, l’information, l’expression et la culture.

Ami de la planète
A travers la gestion durable, le papier participe au développement des forêts. Il se recycle jusqu’à 5 fois en papier journal. En France, la forêt a gagné près de 500 000 hectares au cours de ces 10 dernières années et de nombreux efforts ont permis de diminuer fortement l’utilisation d’eau et le rejet de polluants.

Création d’emplois et éco-responsabilité
De la gestion des forêts à la production du papier, la filière génère 500 000 emplois en France. Les différents acteurs, en s’efforçant d’œuvrer dans le respect de l’environnement, sont désormais des acteurs engagés.

Développement culturel et lien social
Transmission de culture et de mémoire, accès à l’information et aux loisirs, le papier est un support durable qui traverse les siècles.

De bien jolies vocations
Journalistes, écrivains, peintres, dessinateurs, portraitistes, artistes street-art, sculpteurs … tous, en utilisant le papier, apportent de la magie dans notre vie.

 

Savez-vous que 3/4 des Français choisissent le papier pour ne pas oublier les choses du quotidien ?

 

Qu’est-ce qu’on l’aime, le papier !

 

Cécile Douay
Rédaction web

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« Papier et émotions », cet été, les créateurs se livrent (3/3) – Pierre Thibaud, responsable de l’écomusée de la papeterie de Vaux en Dordogne : « Le papier est le support qui honore autant le travail de l’homme que son génie créatif et poétique ».

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 Voici venue notre dernière rencontre de l’été, une rencontre avec un autre amoureux du papier. Pierre Thibaud nous invite dans des lieux magiques et remplis … d’émotions !

 

Mille et Une Feuilles - Bonjour Pierre. Vous avez réhabilité la papeterie de Vaux en Dordogne, où est fabriqué ce que l’on appelle le « papier de boucherie ». Quelles sont les qualités de ce papier ?

Pierre - Le papier dit « de boucherie » est un papier très spécifique, destiné à l’emballage (dont celui de la viande) et fabriqué avec de la pâte de paille de seigle. Cette pâte est très particulière : comme le seigle contient beaucoup d’amidon, il n’est pas nécessaire d’encoller le papier, et comme la couleur n’avait auparavant pas d’importance, il restait brun, couleur du seigle !

Pas de colle, pas de colorant, un papier 100% bio avant l’heure ! C’est un papier extrêmement étanche, cassant et même 70 ans après, ses feuilles sentent encore la paille !

Le papier de seigle s’est développé dans les années 1855 à Saint-Junien en Haute-Vienne et a été fabriqué dans une soixantaine d’usines pendant un siècle, en Limousin essentiellement, avec une pointe en nord Dordogne. C’est là, à Payzac exactement, qu’est située notre papeterie de Vaux. Elle avait fermé ses portes en 1968.

Arjo-Marie a développé pendant un temps du papier de paille de luxe, blanchi. Outre chez les bouchers, ce papier était utilisé dans les « colonies » (essentiellement de l’Océan Indien) pour y plier les fruits locaux et pour faire sécher le savon de Marseille.

A la marge, il servait aussi de support créatif à plusieurs artistes, comme le post-impressionniste Chabot qui a donné son nom au musée régional de PACA. Il a servi aussi pour l’impression de quelques ouvrages : une édition de UBU ROI, des pamphlets politiques et aussi érotiques (« Le Con d’Irène » d’Aragon… ).

 

Mille et Une Feuilles - L’usine de Vaux est la dernière en Europe à présenter une telle chaîne de fabrication intacte. Pourquoi avez-vous choisi de la sauver ?

Pierre - Pour son caractère exemplaire en terme d’unicité. C’est l’unique site industriel de l’histoire du papier de ce type intégralement conservé : une chaîne de fabrication à la forme ronde, avec cylindres chauffants mus par deux roues hydrauliques et aujourd’hui réhabilitées. Unique au monde… dixit la centaine de spécialistes mondiaux de l’IPH (International Paper Historians) qui nous a rendu visite !

D’autre part, le croisement d’une culture rurale avec le monde de l’industrie, dans un cadre naturel très touchant et une mémoire sociale « douce », voire familière, nous on fait nous attacher profondément à cet endroit séduisant et dont on ne se lasse pas.

 

Mille et Une Feuilles - Vous êtes donc aussi un amoureux du papier ! Racontez-nous ce qui vous plaît dans le papier.

Pierre - Il nous faudrait un petit roman pour répondre ! Pourquoi le papier ? Pour son extrême fragilité et son extrême endurance – c’est un miracle permanent. Issu de matières très humbles (pailles, chiffons, bouts de bois, eau…), il est le support qui honore autant le travail de l’homme que son génie créatif et poétique.

Mon papier préféré ? Ce serait un papier qui me touche et dont je n’arrive pas à remonter l’histoire ! Sinon, les beaux papiers vendus aux XVI ème et XVII ème siècles par les marchands hollandais aux imprimeurs et qui venaient quasiment tous… du nord du Périgord.

 

 Mille et Une Feuilles - Il y a un autre site que vous avez voulu sauvé, la forge de Savignac-Lédrier. Pourquoi ?

Pierre - Parce que le Département de la Dordogne, le propriétaire, nous l’a demandé en constatant notre réussite à Vaux ! Nous nous en occupons avec conviction depuis 7 ans, car il s’agit d’un site exceptionnel, témoin d’une très longue histoire des forges en Périgord. Vaux fut aussi une forge, avant d’être une usine à papier.  

 

Mille et Une Feuilles - La papeterie de Vaux et la forge de Savignac-Lédrier, tous deux classés monuments historiques, sont des lieux ouverts au public. Qu’y propose-t-on ?

Pierre - Dans les deux sites, des visites accompagnées et des animations pédagogiques sont organisées. A Vaux, nous avons créé un atelier de fabrication du papier, utilisant beaucoup de pâte végétale, un atelier imprimerie typo, un parcours paysager, il y a des expos, une résidence d’artiste, des concerts…

 

Mille et Une Feuilles - Quel est votre rôle aujourd’hui au sein de ces lieux ?

Pierre – J’y suis responsable du développement muséo et artistique de l’écomusée, de la gestion du personnel et du suivi des travaux avec la commune de Payzac qui est propriétaire du site. Je suis aussi médiateur général.

 

Mille et Une Feuilles - Quel serait votre mot de la fin pour nous donner envie de visiter ces lieux cet été ?

A Vaux, il y fait toujours frais dedans quand il fait trop chaud dehors, et doux quand il pleut ! Sur 1 000 m2, mille histoires vous sont racontées, et vous pourrez y inventer la vôtre !

A la Forge, vous marcherez à la rencontre de cinq siècles d’histoire des hommes du fer, dans un cadre qui aimante les appareils photos et les palettes des peintres.

Merci Pierre !

 

Propos recueillis par Cécile Douay
Rédactrice web 

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« Papier et émotions », cet été, les créateurs se livrent (2/3) – Frédéric Bourreau, créateur : « l'enjeu de cette installation poético-lumino-sonore est de raconter comment une réconciliation est possible avec notre environnement ».

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Voici le deuxième volet de notre série estivale consacrée aux émotions procurées par le papier : une nouvelle rencontre avec un créateur d’installations dans lesquelles le papier tient l’un des rôles principaux.

Mille et Une Feuilles vous présente Frédéric Bourreau, de l’atelier les Allumantes.

 

Mille et Une Feuilles - Bonjour Frédéric. Qu’est-ce que le chant des coquelicots ?

Frédéric - « Le Chant des Coquelicots » met en scène un monde végétal réinventé, une sorte de rêve éveillé dans lequel la musique est le carburant émotionnel de l'histoire.

Une colonie de coquelicots géants et lumineux vient de prendre place sur le pavé de la ville pour converser avec l'espèce humaine. L'œuvre se présente comme une sculpture vivante de grande dimension (20 m de diamètre), dont les mouvements lumineux respirent au rythme d'une composition musicale jouée en direct.

 

Mille et Une Feuilles – Toute cette installation procure de très belles émotions ! Qu’avez-vous recherché à transmettre à travers cette création artistique ?

Frédéric - C'est une histoire de coquelicots, d'un champ de coquelicots qui se met à chanter. C'est l'histoire de deux communautés qui cherchent un moyen de vivre ensemble à travers le temps. Leur ciment relationnel est l'émotion, rendue visible par la lumière.

Tout l'enjeu de cette installation « poético-lumino-sonore » est de raconter comment une réconciliation est possible avec notre environnement, par l'invention de nouveaux langages et par la création artistique. Nous mettons en scène deux musiciens Violoncelle/Kora, Violoncelle/violon, Violoncelle/oud, qui viennent jouer pour établir un dialogue avec la lumière des coquelicots.

 

Mille et Une Feuilles – Pour la fabrication des coquelicots, vous utilisez du papier mûrier. Pourquoi avez-vous choisi ce papier ?

Frédéric - Nous travaillons avec des papiers artisanaux car nos créations sont vivantes et uniques. Aucun papier industriel n'offrira jamais cette particularité.

 

Mille et Une Feuilles – Que créez-vous d’autre, et quelles sont vos intentions artistiques ?

Frédéric - Nous créons des univers pour l'espace public, des décors de spectacles, des objets lumineux...

L'observation de la nature s'avère être une source d'inspiration sans limite. La beauté des formes et des lignes nous laisse toujours admiratifs. Apprendre à regarder est une source de renouvellement personnel qui inspire sans cesse.

 

Mille et Une Feuilles –  Parlez-nous de l’atelier Les Allumantes. Que s’y passe-t-il et pourquoi avoir choisi de vous installer à Rochefort sur Loire, près d’Angers ?

Frédéric - Nous avons créé l'atelier les Allumantes pour avoir à notre disposition un lieu d'invention qui laisse libre court à nos envies.

Une fois par an, fin novembre en général, nous ouvrons nos portes au public, à l'instar des autres ateliers du village.

Rochefort sur Loire recèle une richesse artistique vivante incroyable. De nombreux artistes viennent s'y installer, encore aujourd'hui. Toutes ces forces en présence se regroupent parfois pour inventer un événement, créer une soirée unique, projeter un film au bord de l'eau, investir un lieu pour le transformer...

 

Mille et Une Feuilles –  Vous fabriquez des objets décoratifs en grandes dimensions, destinées à l’espace public. Qui vous passe commande et pour quelles occasions ?

Frédéric - Nos créations sont le fruit de nos réflexions et, bien souvent, de notre engagement personnel. Il n'est pas rare que nous produisions nous-mêmes nos projets. La rencontre avec le public, via les programmations dans différents festivals, vient par la suite. C'est un risque que nous aimons prendre.

 

Mille et Une Feuilles –  Vos créations s’adressent aussi aux particuliers. Que viennent-ils chercher chez vous ?

Frédéric - Il arrive que des particuliers nous passent commande. Nous sommes ouverts à ces propositions, bien que nos activités ne nous en laissent que peu le loisir. L'originalité de nos propositions séduit un public de moins en moins dupe sur la différence qu'il y a entre un objet unique, chargé de l'émotion de celui qui l'a conçu, et ces milliers de clones morts que produit l'activité industrielle, qui viennent, in fine, remplir les bennes de nos déchetteries.

 

Mille et Une Feuilles –  Où pouvons-nous aller admirer votre exposition ? Et comment pouvons-nous vous contacter ?

Frédéric - Notre spectacle « Le Chant des Coquelicots » est visible à :

  • Annecy (74) les 9 et 23 juillet pour la manifestation “Déambule“
  • Saintes (17) le 6 août, pour la fête « CharentÔ Folies »
  • Chartres (28) le 17 septembre, pour “La Fête des lumières“ (en cours de confirmation).

Pour me contacter, direction le site de l’Atelier

 Merci Frédéric !

 

Propos recueillis par Cécile Douay

Rédactrice web

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« Papier et émotions », cet été, les créateurs se livrent (1/3) - Carole Piette, créatrice d’un livre écologique pour enfants : « le changement climatique n’est pas une fatalité, mais une opportunité de rendre le monde meilleur »

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L’été est là ! Si si … et même si le soleil ne brille pas (encore) au-dessus de nos têtes, chez Mille et Une Feuilles nous voulons le faire briller dans les cœurs à travers notre nouvelle série estivale consacrée aux émotions procurées par le papier.

Cet été, nous partons à la rencontre de créateurs d’émotions et de projets où le rôle du papier n’est pas anodin. Emotions des créateurs dans leurs projets, émotions que leurs créations nous procurent…

Notre première rencontre est avec Carole Piette, qui nous parle de son livre écologique destiné aux enfants.

 

Mille et Une Feuilles -  Bonjour Carole. Tu as lancé une souscription sur Kiss Kiss Bank Bank pour un projet de livre écologique qui s’adresse aux enfants entre 4 et 8 ans : « Les Super Yoghiros en Amazonie ». Quel message souhaites-tu passer aux jeunes lecteurs ?

Carole Piette - Je raconte une histoire qui se passe dans la forêt tropicale. C’est un endroit magnifique qui recèle une incroyable biodiversité. J’aimerais y plonger les enfants, les émerveiller et éveiller leur curiosité. Car un enfant curieux veut en savoir plus, discute avec ses parents et les pousse à être curieux eux-mêmes.

J’ai décidé de m’adresser aux enfants parce que j’ai envie de leur transmettre un message optimiste. Et par leur intermédiaire, je sais que les adultes sont plus facilement touchés. J’ai imaginé le livre en deux temps, celui de la lecture et celui de l’échange en famille. Et pour nourrir l’échange, quelques clés suivent le récit.

En s’intéressant aux forêts tropicales, enfants et parents réaliseront qu’elles sont des alliées de poids contre le problème du dérèglement climatique. Et j’aime l’idée d’amener les lecteurs à découvrir les solutions à un problème dont ils n’ont, peut-être, pas tout à fait conscience à leur jeune âge.

 

Mille et Une Feuilles -  Mais qui sont les Super Yoghiros ? Où as-tu trouvé l’inspiration pour les personnages et l’histoire ?

Carole Piette - Les Super Yoghiros sont des enfants, ils possèdent un fabuleux pouvoir, commun à tous les enfants (il faut lire le livre pour le découvrir !).

J’ai imaginé cette histoire à une période où je lisais beaucoup d’aventures de supers héros à mon fils. J’aime bien cet univers, mais j’étais un peu sceptique sur son effet quand mon enfant me demandait pourquoi il n’avait pas de pouvoirs, lui. Etrangement, je travaillais au même moment sur le pouvoir des plantes de l’Alto Huayabamba en Amazonie péruvienne. Enfin, sur leurs propriétés et leur usage !  Entre Spiderman et le sang du dragon (une plante médicinale), les X-Men et le piri-piri (une plante utilisée pour séduire l’être aimé), j’avais à ma disposition de quoi construire un récit original !

Après une vingtaine de versions revues par mon fils et d’autres enfants, je suis arrivée au texte final. J’avais une idée très précise des illustrations que je souhaitais, leur disposition, les détails, les couleurs. Et j’ai eu la chance de travailler avec Irène Chanrion qui a su retranscrire mes idées avec son pinceau.

 

Mille et Une Feuilles - Tu as aussi fait appel à des préfaciers de renom. Pourquoi les as-tu choisis et en quoi ont-ils été séduits par ton projet ?

Carole Piette - J’ai tout de suite pensé à Cyril Dion. Je partage l’idée que pour changer les hommes, il faut leur raconter de nouvelles histoires, leur offrir des récits sociétaux qui laissent imaginer ce que le monde pourrait être si nous le voulions. Je trouve que Cyril Dion excelle en la matière, c’est un homme d’engagement doublé d’un excellent dramaturge. J’étais très curieuse d’avoir son avis car cet exercice d’écriture est une première pour moi. Le récit lui a plu et il a accepté de le préfacer. Cela m’a donné confiance.

Je souhaitais également être appuyée par des experts, Francis Hallé sur la forêt tropicale. Roland Gérard sur l’éducation à l’environnement. Ces deux hommes que j’admire profondément pour leur humilité et leur passion m’ont également fait l’honneur d’accepter après avoir lu le texte.

 

Mille et Une Feuilles - Pour chaque livre édité, un arbre sera planté en Amazonie. Explique-nous un peu …

Carole Piette - Cette histoire est inspirée par l’Alto Huayabamba, en Amazonie péruvienne. Le premier projet de reforestation de Pur Projet y est né, en 2008, en partenariat avec une coopérative de commerce équitable. Nous y plantons des arbres selon le modèle de l’agroforesterie qui combine cultures agricoles et plantations d’arbres. Cela permet de lutter contre la déforestation principalement liée à l’extension des terres agricoles au détriment de la forêt. C’est un système qui permet de préserver la forêt tout en améliorant le niveau de vie des communautés locales.

 

Mille et Une Feuilles - Cela fait 15 ans que tu travailles dans le secteur de la solidarité internationale et de l’environnement, tu as participé à la création d’Alter Eco et de Pur Projet. Tu as créé ta propre marque écologique pour enfants, Conscients. Et aujourd’hui ce projet de livre écologique. D’où vient cette vocation ?

Carole Piette - J’ai eu la chance de beaucoup voyager depuis que je suis née et je suis totalement subjuguée par la beauté de notre planète et la diversité de ses habitants. Je n’ai pas envie que cela disparaisse, je veux que mes enfants en profitent. Et je suis animée par un sentiment d’urgence. Si nous ne ralentissons pas le changement climatique, l’humanité telle que nous la connaissons est condamnée. Nous sommes la dernière génération à pouvoir agir. On peut trouver cela terrifiant, ou on peut penser que ce n’est pas un problème car nous connaissons les solutions. La seule limite est l’inertie humaine. Donc, tout ce que l’on peut faire pour accélérer la prise de conscience et les changements de pratique est un pas en avant.

 

Mille et Une Feuilles - Un livre, par définition, cela s’imprime sur du papier, ce qui suppose l’abattage d’arbres, une grande consommation d’eau, l’utilisation d’encre et de produits de fabrication. N’est-ce pas contradictoire avec la cause que tu défends ?

Carole Piette - Et bien, je souhaite montrer à quel point les arbres sont utiles. Et les arbres le prouvent en m’offrant un beau papier pour raconter leur histoire ;) Couper des arbres pour les utiliser comme papier ou meuble est positif dans le cadre d’une gestion durable des forêts. Ce qui est catastrophique, c’est de couper sans replanter, pire : de brûler ou de laisser pourrir le bois qui relâche alors tous les gaz à effet de serre qu’il séquestre.

Les éclaircies (coupes) sont nécessaires à la bonne santé des forêts, elles ne sont pas réalisées au hasard et on replante plus d’arbres pour couvrir les besoins d’exploitation. Ces pratiques sont organisées et règlementées et les papiers sont certifiés (FSC pour l’international, PEFC pour l’Europe).

Quant à l’empreinte environnementale de l’industrie papetière, elle a fortement diminué. Ce secteur a été l’un des premiers à être décrié, à juste titre. En conséquence, il a été l’un des premiers à mettre des améliorations en œuvre, tant en terme de consommation d’énergie, que d’utilisation et d’épuration des eaux. L’impact des encres a également diminué et la réutilisation des contenants s’est largement répandue.

Pour les Super Yoghiros, j’ai choisi l’imprimeur français Corlet, certifié Imprim’vert, engagé dans une démarche RSE et dont la proximité géographique permet de limiter l’impact du transport. Le papier est certifié FSC.

 

Mille et Une Feuilles - Quand pourrons-nous avoir ton livre entre les mains ?

Carole Piette - Le livre sera disponible en septembre. Il peut être précommandé sur kisskissbankbank. Il sera ensuite distribué sur le site www.conscients.com. Il coûte 20€.

J’ai aussi des idées pour écrire une suite ! Il y a de nombreuses solutions pour œuvrer contre le changement climatique, mais tout dépendra du lancement de ce premier ouvrage !

 

Mille et Une Feuilles - La collecte sur Kiss Kiss Bank Bank se termine dans quelques jours… Comment peut-on t’aider autrement qu’en y participant ?

Carole Piette - En parlant du projet autour de vous, en partageant le lien kisskiss, en aimant la page facebook de Conscients, en plantant des arbres via le site conscients.com ! Et en prouvant aux sceptiques que le changement climatique n’est pas une fatalité, mais une opportunité de rendre le monde meilleur !

 Merci Carole !

 

Propos recueillis par Cécile Douay

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Innovation papier (3/3) : raisin, orange, cuir et … bouses d’éléphant comme matières premières

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Voici la fin de notre série consacrée aux innovations papier, des idées qui devraient vous surprendre !

 

Des papiers à base de matériaux étonnants …

… comme le Crush Raisin, un papier conçu à partir des résidus de raisin issus de la production de vins et spiritueux. Idéal pour les étiquettes de vin !

En fait, c’est toute une gamme de papiers écologiques que le papetier italien Favini a conçue à partir de déchets agro-industriels, qui remplacent la pulpe de bois jusqu'à 15 %.

Raisin, mais aussi kiwi, cerise, agrumes, olive, maïs ou encore amande, noisette, café et lavande sont autant de composants qui lui permettent de produire des papiers aux couleurs et aux effets particuliers, de grammages entre 90 et 350 g/m² et destinés à de nombreuses applications : étiquettes résistant à l'humidité, brochures, cartes de visite, magazines et emballages.

Et il y a aussi le cuir. Remake est un papier compostable et recyclable fabriqué à partir de fibres issues du travail du cuir. 25% de ses composants proviennent du cuir, 30 % de fibres recyclées et 45 % de fibres de cellulose vierges certifiées FSC. C’est un papier d’une grande douceur et au rendu particulier du fait que les résidus de cuir sont visibles à la surface. Aussi, est-il dédié à l'impression haut de gamme et à l'emballage de luxe.

 

Du papier fabriqué avec de … la bouse d’éléphant !

Plus qu’une innovation, il s’agit surtout d’une curiosité. Depuis presque 20 ans, dans le sud de la France, au Moulin à papier de Brousses dans l’Aude exactement, André Durand et ses employés fabriquent du papier à partir de bouses d’éléphant récupérées à la réserve voisine de Sigean. Le papier qui en résulte est de très bonne qualité et bien heureusement… inodore, sain et stérilisé !

Une autre société française, ELE-POPO, fabrique également des produits écologiques et personnalisables à base de bouse d’éléphant.

Pour sa fondatrice, qui se fournit en matière première en Asie, ce processus de fabrication relève d’un véritable engagement éco-responsable. Son projet contribue en effet à mettre fin au braconnage et à la disparition des éléphants d’Asie : là-bas, ces animaux sont chassés ou tués afin de protéger les champs de cultures et les habitations, ils y sont aussi victimes de la déforestation et de la sécheresse.

La production de papier à partir de bouse d’éléphant est ainsi devenue un moyen de considérer autrement le pachyderme : il ne représente plus une menace, mais une ressource économique durable.

Sauver les éléphants, limiter la déforestation, créer des emplois, promouvoir le commerce équitable et l′éco-tourisme, supprimer le travail des enfants, favoriser l’art et les traditions : voilà tous les bénéfices offerts par ce mode de production pour le moins original.

Sans compter ses vertus écologiques, car cette fabrication nécessite moins d’énergie et moins d’eau, génère moins d’émissions de gaz à effet de serre, moins d’émissions de particules et moins de déchets solides.

 

Alors, qui pense encore que papier et éco-responsabilité sont incompatibles ?
 

Cécile Douay

Rédactrice web

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