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Rose : symbolisme, histoire et expressions… notre série des couleurs

papier-calque-rose-orchidee"Voir la vie en rose" ! Voici le programme proposé par votre papeterie créative pour le quatrième volet de cette série colorée. Après la découverte du jaune, de l'orange et du rouge, nous allons vous faire oublier que "tout n'est pas rose" !

 

Particulièrement ambivalent

Dans son versant positif, le rose est la couleur du bonheur et de l'optimisme. Ne dit-on pas "vivre sur son petit nuage rose" quand on connaît une période d'extase ? Le rose symbolise le romantisme, la tendresse et la douceur. Ne parle-t-on pas d'un roman ou d'un film "à l'eau de rose" comme d'une histoire sentimentale, voire mièvre et bon enfant ? Le rose c'est aussi l'enfance, la jeunesse, celui que l'on retrouve dans les dragées, la guimauve, la barbe à papa...

A l'opposé de toute cette candeur, la couleur rose a été attribuée au cours du XXe siècle, à … l'érotisme et au plaisir sexuel ! Quand le rose se fait tentation et tabou, il désigne les films pornographiques par le carré rose, la sexualité tarifée avec la messagerie rose, l'univers des jouets coquins. Quand il s'habille de perversité, on le retrouve en 1959 dans le scandale des ballets roses, ces réunions où de jeunes filles mineures étaient soumises aux fantasmes d'hommes influents, soi-disant pour favoriser leur carrière artistique. Quand il se rapporte aux excès, le rose évoque les paradis artificiels qui font voir… des éléphants roses !

Enfin, on se gardera bien de confondre Bibliothèque rose et littérature rose… La première étant davantage destinée aux jeunes filles en fleurs, et la seconde… aux amateurs d'érotisme !

Anciennement dénommé "incarnat" (couleur de la chair), il n'est finalement pas si étonnant que le rose évoque la nudité, la sensualité, les parties intimes et le sexe.

 

Emblème de la féminité ?

Si de nos jours le rose suggère instantanément le monde des filles, rappelons que jusqu'au XXe siècle, les petits garçons portaient du rose et que ce n'est que depuis les années 1940 qu'en Occident, nous considérons le rose comme une couleur essentiellement réservée aux filles.

Aussi étrange que cela puisse nous paraître, le rose était au Moyen Âge le symbole de la virilité chez les hommes. C'est seulement plus tard, avec le romantisme du XVIIIe siècle, que le rose - ce rouge dénué de son caractère guerrier - est devenu symbole de féminité.

Manifestement destiné à marquer le genre, et même la confusion des genres, le rose fut utilisé par les nazis pour désigner les homosexuels dans les camps de concentration. De manière plus large ensuite, il a été attribué – non sans connotation péjorative - à l'homosexualité, avant que la communauté choisisse le drapeau arc-en-ciel pour la représenter, symbole de diversité et de tolérance.

Du rose un peu niais et cucul, au rose fuschia plutôt criard, cette "demi-couleur", loin de laisser indifférent, se pare finalement d'évocations bien tranchées !

 

Dans la gamme, une couleur primaire

Parmi les nombreuses nuances de roses, on remarquera le magenta, couleur primaire avec le jaune et le cyan. Rose intense, ne faisant pas partie d'une seule longueur d'onde du spectre optique, il résulte en fait de la superposition d'une onde bleue et d'une onde rouge.

 

Et vous, vous êtes plutôt rose pastel ou rose shocking ?!

 

Cécile d’Orthozen

Rédactrice de blog


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