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Le Blog 1001 feuilles


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Mettez une touche d’écologie et d'innovations papier dans votre été … et vos festivals !

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Après deux longues années sans grands rassemblements publics autours des pratiques artistiques et culturelles, les concerts et festivals sont enfin de retour ! Mais à l’heure où l’urgence climatique atteint un véritable point de bascule, la popularité de ce type d’événements ne cesse de croître, et nous pouvons alors nous poser la question de leur impact sur l’environnement.

Les festivals, deuxième escale estivale de notre série sur les gestes écoresponsables !

 

Le saviez-vous ?

En 2015, il existait 1887 festivals en France, et on estime que 41% des adultes en France ont déjà assisté à un spectacle live en 2019.

Pour donner un exemple, le festival Rock Werchter en Belgique s’est retrouvé couvert de 200 tonnes de déchets, dont des montagnes de plastique. Même si bon nombre de campagnes de sensibilisation existent, les festivaliers dans l’euphorie ont jeté ces déchets dans la nature, sans se préoccuper des conséquences.

Malgré les actions des équipes de nettoyage qui ramassent près de 15 tonnes de bouteilles en plastique chaque année, ces mêmes bouteilles polluent malheureusement quand même car ne peuvent pas être recyclées à 100%.

Le 22 janvier 2020, 60 festivals français se sont engagés à organiser des événements qui éliminent au maximum l’usage du plastique.

 

Comment être écolo dans des festivals ?

Pour allier écologie et festivals, pensez « 4R » : Réduire, Réutiliser, Réparer, Recycler.

 

  • Inciter à venir avec ses propres gobelets réutilisables / Supprimer les gobelets millésimés.

Si la plupart des festivals ont remplacé les gobelets jetables par des gobelets réutilisables, ceux-ci sont souvent personnalisés selon l’édition et entraînent donc une forte production.

Si le gobelet réutilisable est neuf ou peu utilisé à l’année (par exemple stocké pour un seul festival), il faut qu’il serve 6 fois pour être plus intéressant qu’un gobelet jetable.

Dans le cas où les gobelets jetables sont collectés pour être recyclés, le gobelet réutilisable doit servir au moins 15 fois pour être écologiquement intéressant.

Prenez donc avec vous votre propre gobelet réutilisable et n’achetez pas chaque année le nouveau gobelet en plastique de l’édition actuelle, votre planète vous en remerciera !

 

  • Limiter le jetable à des cas exceptionnels

L’environnement et en particulier le traitement des déchets est une question qui joue un rôle primordial dans l'éco responsabilité d’un festival.

Si aujourd’hui la plupart des festivals ont remplacé les gobelets jetables par des gobelets réutilisables, d’autres déchets plastiques posent problème : les bouchons d’oreilles en mousse. Ce sont, chaque année, près de 2 millions de paires de bouchons à usage unique qui sont proposées pour protéger l'audition du public lors des spectacles. Les bouchons sont jetés juste après leur utilisation, et souvent par terre.

En août 2019, pour la 15e édition de l’éco-festival le Cabaret Vert organisée par l’association FLaP, un dispositif de distribution et de recyclage de bouchons d’oreilles en mousse a été déployé.

Grâce à ce dispositif, 7 000 emballages plastiques ont été évités et remplacés par des paires de bouchons en vrac. 2 000 paires usagées ont été également collectées, soit 30 % des bouchons utilisés. Cette action de recyclage pourrait être étendue à l’ensemble des festivals français.

 

  • Limiter le plastique

Les 5 chartes zéro plastique à usage unique mises en place au festival We Love Green à Paris nous montre l’exemple. Ainsi, tous les acteurs du festival : artistes, restaurateurs, partenaires, prestataires, bénévoles, signent une charte les engageant à respecter les engagements éco-responsables de We Love Green et notamment son engagement 0 plastique à usage unique. Les artistes n’ont donc plus de bouteilles d’eau mais des gourdes et des carafes, les prestataires et les bénévoles reçoivent des gourdes ou des éco-cups, les restaurateurs doivent utiliser de la vaisselle compostable & les partenaires supprimer tout plastique à usage unique sur leur stand. Ces chartes ont notamment permis d’éviter, en 2019, l’utilisation de 280 174 bouteilles en plastique.

 

  • Éviter les goodies

On le sait, les goodies sont très polluants car souvent très sollicités puis jetés. Le bon réflexe en tant que festivalier serait donc de ne pas accepter ces goodies pour éviter la surproduction les années qui suivent. Cependant, des alternatives existent à ces goodies jetables et sans grande utilité, comme :

  • Des cadeaux dématérialisés ou de seconde main.
  • Des produits consommables à l’effigie du festival (terrine, bonbons...) d’un producteur local dans un contenant en verre ou en papier.
  • Des objets fabriqués localement.

Des cadeaux éco-responsables et solidaires, c’est ce que l’on attend des festivals en 2022.

 

  • Choisir du matériel réutilisable et / ou à faible impact écologique

Lors de tels événements, nombreux sont les festivaliers à dormir dans des tentes… qui malheureusement les abandonnent sur place une fois le festival terminé.

La start-up néerlandaise KarTent a alors conçu des tentes en carton 100% recyclables. Elle a ainsi imaginé une alternative aux tentes traditionnelles en concevant des tentes circulaires à partir de fibres de bois solides. De cette façon, si elles sont aussi abandonnées à la fin d’un festival, l’entreprise se charge elle-même de les récupérer pour les recycler et réutiliser les cartons.

La KarTent mesure 2,35 mètres de long sur 1,50 mètre de large avec une hauteur de 1,09 mètre pour un poids de 13 kg, soit légèrement plus que les tentes pliables classiques. Elle garantit assez d’espace pour deux personnes adultes. En cas de mauvais temps, la tente est étanche pour pouvoir s’abriter de la pluie. Quant à son apparence, elle reprend la couleur marron des cartons mais il est tout à fait possible de la customiser avec de la peinture une fois livrée.

Une innovation carton amusante et bien pratique à exploiter !

 

  • Mettre en place plusieurs points de collecte des déchets

Si un festival est avant tout un lieu festif, il est aussi un lieu propice aux déchets. Cette pollution est de la responsabilité des organisateurs. Il est donc de leur devoir de mettre en place un système de gestion des déchets efficace pour limiter les impacts environnementaux du rassemblement. Le tri sélectif est l’une des premières actions à mener mais pas à n’importe quel prix si nous voulons qu’il soit efficace. Mettre en place le tri, c’est avant tout mettre en place un dispositif efficace, une sensibilisation adaptée, et surtout garantir le recyclage des matériaux grâce à leur traçabilité.

Les emplacements de collecte des déchets doivent être étudiés avec soin afin qu’ils soient au maximum utilisés.

Ce tube de mégots de cigarettes par exemple, de la même start-up que la tente en carton vu précédemment, permet aux festivaliers de se responsabiliser en jetant leurs mégots dans les tubes plutôt que par terre, et ainsi permettre leur recyclage.

 

  • L’éco-mobilité renforcée

Proposer des navettes au départ de plusieurs grandes villes pour éviter la voiture, c’est l’engagement de plusieurs festivals comme We love green, Nombril du monde, Les Ardentes, Dour… Et pour ceux qui ne viennent pas en transports en commun, il est aussi possible de s’organiser en covoiturage ! De nombreux sites et applications existent pour trouver le covoiturage idéal, et les festivals eux-mêmes mettent souvent en place des réseaux et groupes pour ceux qui opteraient pour ce moyen de transport. Des réductions sont également mises en place en partenariat avec la SNCF pour choisir le train au lieu de la voiture.

 

  • Limiter les flyers et billets papier

Lors d’un festival, un nombre incroyable de flyers et de programmes sont distribués. Au Printemps de Bourges, l’objectif est de réduire la consommation de papier à tout va, notamment grâce à la dématérialisation des billets. Mais ça n’est pas tout ! Ils ont aussi choisi des imprimeurs labellisés « Imprim’Vert ». Ce label très contrôlé a pour objectif d’aider la mise en place, par les entreprises exerçant des activités d’impression, d’actions concrètes pour diminuer leur impact environnemental.

Pour ce qui est des horaires de passage des artistes, favoriser plusieurs grandes affiches au sein du festival sera plus écologique que distribuer plusieurs petits flyers à chaque participant, qui de plus sont souvent lus puis retrouvés jetés par terre.

 

  • Des stands en matière recyclée

Réaliser des stands qui ne serviront qu’une seule fois, ce n’est pas très écologique ! Pour éviter cela, on peut réaliser des panneaux et des stands à partir de matériaux recyclés et recyclables ! Au festival We Love Green, le stand qui vendait des glaces était fait en bottes de paille. D’autres stands étaient réalisés en bambou…

Et pour aller encore plus loin, on prévoit une deuxième vie à ces objets devenus œuvres d’art grâce aux artistes qui les ont personnalisés. En faisant cela, on augmente le cycle de vie des matériaux, et on fait un pas de plus vers l’attitude éco responsable !

 

 

Inspirez-vous !

Créer un moment convivial et festif tout en respectant l’environnement, c’est le défi de plusieurs éco-festival comme We Love Green, Slowfest, Marsatac, etc. Du plastique supprimé au tri des déchets, pour avoir une démarche respectueuse de l’environnement, chaque geste compte !

  • Dans cette interview, Marie SABOT, directrice du “WeLoveGreen”, nous explique le point de vue éco responsable de la Charte Zero Dechets mise en place au festival parisien : Comment We Love Green a persévéré pour créer l’un des festivals les plus verts au monde.
  • Le festival marseillais “Marsatac” s’engage également dans une démarche éco responsable en mettant en place par exemple le Bar A Eau pour éviter la surconsommation de bouteilles en plastique.
  • En Gironde, le festival “Slowfest” a mis en place une signalétique écoresponsable. L’ensemble de sa signalétique a donc été conçue grâce à des objets de seconde main, comme du carton, de la peinture, du tissu ou encore du bois récupérés. En ce qui concerne les logos et visuels, le festival a opté pour une projection de ceux-ci grâce à un vidéo projecteur, afin de limiter les déchets supplémentaires.

 

 

Passez à l’action !

Dans cet article, vous retrouverez 5 initiatives écolo mises en place en festivals pour aller encore plus loin ! Elles ont été mises en valeur au prix A Greener Festival qui met en lumière les alternatives pour un quotidien plus écoresponsable, invite au passage à l’action et favorise les rencontres et le partage ! Une motivation de plus pour vous aussi vous mettre au vert.

 

Pour continuer de chanter et danser, agissons maintenant !

 

Léoda Prunier

Chargée de projet Webmarketing

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Mettez une touche d’écologie et d'innovations papier dans votre été … et vos événements sportifs !

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Le changement climatique et ses conséquences ne concernent pas demain, mais aujourd’hui. Il est temps de se mettre à l’écologie, et urgemment ! Valeur forte de votre papeterie créative, Mille et Une Feuilles vous embarque pour une nouvelle série sur le thème des gestes écoresponsables dans les rassemblements estivaux.

 

Le saviez-vous ?

Un événement sportif de 5000 personnes génère à lui seul jusqu’à 2,5 tonnes de déchets, consomme en moyenne 1 000 kWh d’énergie et 500 kg de papier ! Cela implique aussi une concentration de personnes, de matériel et d’énergie sur un lieu et une période limités.

Entre le Tour de France 2022, la coupe du monde de Rugby 2023 et les jeux olympiques de Paris 2024, c’est l’occasion de se poser des questions sur nos modes de consommation et nos comportements face aux manifestations sportives afin d’adopter une attitude éco-responsable en tant que sportif ou supporter.

 

Comment être écolo dans des événements sportifs ?

Étant par définition éphémères, les produits jetables peuvent sembler, à première vue,  la seule option, mais il est pourtant possible de les limiter en les remplaçant par des équivalents à faible impact écologique en adoptant une bonne stratégie.. Anticiper est donc la clé d’une réussite éco-responsable !    

Pour allier écologie et évènements sportifs, pensez « 4R » : Réduire, Réutiliser, Réparer, Recycler.
 

  • Boire de l’eau du robinet et non de l’eau en bouteille en plastique

L’eau est un enjeu de taille, l’eau du robinet est 100 à 200 fois moins chère que l’eau en bouteille, son transport est moins producteur de gaz à effet de serre et permet de réduire considérablement la production de déchets. Sur les évènements sportifs, les bouteilles d’eau sont indispensables. Mais au lieu d’acheter plusieurs petites bouteilles d’eau en plastique qui seront peut-être ensuite jetées dans la nature, pourquoi ne pas acheter des gourdes réutilisables et les remplir au robinet pour ensuite les fournir aux athlètes ? C’est d’ailleurs un engagement des Jeux Olympiques de Paris 2024 : privilégier l’eau du robinet en disposant sur chaque site des fontaines à eau potable ! 

=> Démarche 4R : Réduire + Réutiliser
 

  • Ne pas utiliser de vaisselle jetable en plastique

“Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas”.

Les gourdes, les gobelets réutilisables consignés ou encore la vaisselle en carton lavable sont de mise dans cet enjeu. Par exemple, la barquette Flycup allie à la perfection praticité et écologie. Cet emballage en carton kraft recyclé et 100% recyclable permet d’avoir dans une seule barquette son menu au complet lors d’évènements sportifs. Il évite les emballages multiples en plastique pour chaque produit et peut même se transformer en puissant outil de communication car chaque emballage est complètement personnalisable et imprimable (à l’aide d’encre végétale). Cerise sur le gâteau : une partie des bénéfices réalisés sont reversés à l’association All 4 Trees qui lutte contre la déforestation et s’engage pour la restauration des écosystèmes.

=> Démarche 4R : Réduire + Réutiliser.
 

  • Lutter contre le gaspillage alimentaire

Lorsque les évènements sont longs, à des horaires de repas ou encore sont propices à prendre son repas sur place, du gaspillage est fatalement fait. De plus, les aliments sont souvent sur-emballés et beaucoup de plastique inutile est jeté. Pour lutter contre ce gaspillage alimentaire, évitez d’avoir les yeux plus gros que le ventre en salivant devant un plat qu’au final votre estomac ne peut pas ingérer. Mais si malgré tout, une fois repu, il vous reste de la nourriture que vous ne finirez pas, pensez au doggy bag ! Plusieurs modèles existent en carton kraft, apte pour faire ensuite réchauffer au micro-onde et éviter les sacs en plastique supplémentaires inutiles.

Et si malgré tout en tant qu’organisateur vous vous retrouvez avec des stocks en trop, vous pouvez vous tourner vers votre fournisseur afin qu’il reprenne les invendus lorsque cela est possible. Sinon, plusieurs associations existent telles que Emmaüs, Les Restos du Coeur, Action contre la faim ou encore l’application Too Good To Go qui permet de vendre la nourriture restante à moindre prix. Une bonne action pour vous, et pour les autres. 

=> Démarche 4R : Réduire
 

  • Éviter le matériel neuf et à usage unique

Le textile est la 2ème industrie la plus polluante au monde, et tout comme les autres, le monde du sport a ses responsabilités à prendre.

Pour répondre à cette problématique, pensez à regarder en premier lieu dans les recycleries sportives ou les sites internet qui proposent des équipements de seconde main. Cette solution vous permet d’obtenir du matériel moins cher tout en lui offrant une seconde vie. 

Si vous n’y trouvez pas votre bonheur, vous pouvez également opter pour du textile durable dont vous connaissez la provenance, le circuit de fabrication et les valeurs du fabricant. Les marques se mettent de plus en plus au vert, comme la marque Patagonia, par exemple, qui propose des équipements sportifs d’occasion ou neufs mais recyclés ou avec une responsabilité environnementale et sociétale transparente.

Ou encore, l’association SupporTerre qui a ouvert la première recyclerie du sport à Nantes pour diminuer les déchets et permettre un accès facilité à la pratique sportive. 

Les actions autour des textiles sportifs ne s’arrête pas qu’à l’engagement des marques, le 20km de Paris-Saint-Germain-en-Laye par exemple propose désormais son fameux T-shirt en option à 10 euros. Un tarif qui peut sembler élevé mais qui dissuade les participants d’acheter un énième T-shirt souvenir, qui ne servira que trop peu par la suite. 

Enfin, les innovations continuent de fleurir comme cette jeune designer new-yorkaise, Isis Schiffer, qui a inventé un casque de vélo en carton pliable. Ce casque super léger mais très résistant (même à la pluie) peut s’emporter partout avec soi. Son atout : il est recyclable.

=> Démarche 4R : Réduire + Réparer + Recycler 

 

  • Généraliser le système de tri

Disposer plusieurs poubelles afin que chacun trie ses déchets sur les lieux de rassemblements sportifs est la clé. Des points de collectes des déchets bien définis, compréhensifs et visibles sont nécessaires. Il faudra également sensibiliser les participants aux abords des poubelles dans le respect du lieu, de la nature et des organisateurs qui veillent au bon fonctionnement de l'événement. 

Pour rappel, l’industrie papetière est la première industrie de recyclage en France, il est donc indispensable pour tous de faire le premier pas en jetant nos papiers dans la poubelle correspondante !

=> Démarche 4R : Recycler

 

  • Choisir des cadeaux pertinents

Les cadeaux offerts aux sportifs reflètent souvent davantage le besoin de communication des sponsors que l’envie des sportifs. Ces cadeaux ne sont souvent pas utilisés donc donnés, ou dans le pire des cas, jetés. Pour penser écologie, le choix de ces cadeaux est donc important.

Supprimer les emballages, privilégier “les bons pour” comme un bon pour un abonnement à une salle de sport, une séance de massage, des photos souvenirs en ligne etc ou privilégier les cadeaux qui peuvent être réutilisés, de bonne qualité et locaux comme une confiture locale, une bouteille de vin ou encore un brassard de course… 

=> Démarche 4R : Réduire

 

  • Adapter les supports de communication

Abandonner les supports de communication inutiles comme les ballons gonflables sans tomber dans le “tout numérique” au risque de voir votre impact écologique fortement augmenter. Pour ce qui est des inscriptions et des informations consultées peu de fois, privilégiez internet. Mais pour ce qui est des informations qui seront fortement consultées comme les plannings de courses ou de matchs, plan du parcours, ordre de passage etc, privilégiez le papier éco-responsables sous forme d’affiche afin de ne pas avoir à en distribuer à chaque personne individuellement. 

Chez Mille et Une Feuilles, vous trouverez forcément votre bonheur pour créer vos plus beaux supports de communication adaptés et écologiques grâce à nos papiers recyclés, français et labellisés.

=> Démarche 4R : Réduire + Recycler
 

  • Faciliter et valoriser le covoiturage, organiser des transports groupés ou encourager les déplacements à vélo ou en transports en commun

On le sait, prendre sa propre voiture seul consomme énormément à notre échelle. Moins de voitures sur la route, c’est moins de pollution ! Certains événements sportifs ont lieu dans des endroits difficiles d’accès en transports en commun, ou trop loin de votre lieu de vie pour prendre votre vélo. Mais en optimisant le nombre de personnes par voiture, le covoiturage peut alors être une solution idéale pour réduire le nombre de véhicules. Pensez à regarder sur les pages des manifestations sportives si des points de covoiturage sont déjà mis en place, ou encore sur les sites collaboratifs spécialisés pour le covoiturage directement. Notez qu’il y a toujours une alternative à la voiture pour votre trajet, surtout lorsque votre destination est également celle de d’autres. 

=> Démarche 4R : Réduire


 

Inspirez-vous !

Les organisations commencent à montrer l’exemple. Par exemple, en 2021, les Jeux olympiques de Tokyo ont décidé de proposer à ses athlètes des médailles et des podiums recyclables, mais aussi des lits en carton 

La Grande Course du Grand Paris Express a également adapté son organisation grâce à des pratiques éco-responsables en proposant des médailles en bois recyclé avec des graines de tournesol à planter, en supprimant tout le plastique de ses points de ravitaillement et en prenant la décision de ne plus proposer de T-shirt de l’évènement aux sportifs. Un choix d’éco-conception très assumé et mis en avant pour un rassemblement avec un faible impact écologique mais un fort impact social.

Ou encore, la Ville des Herbiers (située en Vendée) déploie depuis 3 ans un programme de réduction des déchets auprès de ses différents clubs sportifs : filière de recyclage des cartons, gobelets réutilisables dans les stades et poubelles remplacées au fur et à mesure par des affiches de sensibilisation à la réduction des déchets. 

=> Réduire, recycler, réutiliser et réparer


 

Passez à l’action !

Mille et Une Feuilles a déniché des activités ludiques à réaliser avec du carton sur le thème du sport :
 

 

Nous vous souhaitons de bonnes vacances, et que cet été Sport rime avec Écologie ! 

 

Léoda Prunier

Chargée de projet Webmarketing

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Voyage à la découverte des papiers matière du monde. Troisième destination : l’Europe

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Dernière étape de notre tour du monde des papiers matière du monde : l’Europe. Lisez bien jusqu’au bout, vous allez apprendre et être surpris !

Nous vous expliquions la dernière fois que la fabrication du papier avait atteint l’Afrique du Nord au XIIe siècle. A la même époque, elle arrive aussi en Europe via l’Espagne. Mais ce n’est qu’au XIIIe siècle que les moulins à papier apparaissent en Occident, d’abord en Italie puis en France au XIVe siècle.

Les chiffons de lin et de chanvre étaient humidifiés et macéraient au « pourrissoir » (des cuves) pendant plusieurs semaines. Ensuite, ils étaient broyés dans la pile à maillets (inventée au XIIIe siècle en Italie), actionnée par l’énergie hydraulique. Ce raffinage durait un à trois jours.

Avec la pile hollandaise apparue en 1673, les chiffons étaient déchiquetés en même temps que défibrage, rendant le pourrissoir inutile. L’ensemble des opérations ne prenaient alors plus que trois ou quatre heures.

Jusqu’au XIXe siècle, le chiffon de lin et de chanvre est la seule matière première utilisée pour la fabrication du papier. Plus tard, le coton sera introduit et ensuite le bois.

 

Le bois et le papier, une vraie histoire d’amour

De nos jours, l’industrie papetière française s’appuie sur deux sortes de matières premières : du bois pour 36% (plus de 7 millions de tonnes en 2015) et des papiers et cartons recyclés pour 64%.

Le bois utilisé pour la fabrication de la pâte à papier provient :

  • A ¾ des coupes d’éclaircies. Essentielles à l’entretien des forêts, ces coupes consistent à éliminer les arbres chétifs pour permettre aux plus beaux arbres de se développer de manière harmonieuse. Elles limitent aussi les risques d’incendie.
  • Pour le reste, le bois provient des chutes de l’activité de scierie pour l’ameublement, la construction et la menuiserie.

En France, l’industrie papetière représente ainsi un débouché essentiel pour les sous-produits de la forêt, tout en participant au développement de la sylviculture et à la santé de nos forêts.

 

La technique de fabrication du papier

Vous souvenez-vous des grandes étapes de la fabrication du papier à partir du bois ? Un petit rappel des 4 grandes étapes :

Première étape : la fabrication de la pâte à papier
Les fibres de cellulose, qui sont maintenues entre elles par de la lignine, sont séparées en râpant le bois sur des meules.

Deuxième étape : le blanchiment
Pour obtenir du papier blanc, des traitements chimiques sont appliqués à la pâte à papier.

Troisième étape : la fabrication de la feuille de papier
Pour débarrasser la pâte à papier de l’eau qu'elle contient, elle est projetée sur une toile en mouvement, puis pressée entre des rouleaux et enfin séchée.

Quatrième étape : la finition
Selon le rendu voulu, la feuille est lissée, recouverte de glaises, de pigments, de colorants... Enfin, elle est enroulée et découpée en bobines ou en feuilles, prêtes à livrer.

 

Aussi indispensable qu’innovant avec l’arrivée du papier minéral, le zéro papier n’est pas pour demain

C’est évident, l’humanité n’est pas prête de se passer de papier, et heureusement ! En 2013, 398 millions de tonnes de papier étaient consommés dans le monde chaque année. En tête des producteurs, l'Asie-Pacifique avec 46 % de la production mondiale, contre 26 % pour l'Europe et 22 % pour l'Amérique du Nord. Et la demande ne cesse d’augmenter.

Face aux défis écologiques posés par cette consommation massive, des innovations écologiques voient le jour.

Savez-vous que l’on fabrique aujourd’hui du papier minéral à base de pierre, matériau facile à trouver et présent en abondance sur terre ?

Le carbonate de calcium issu du calcaire des carrières utilisé dans l’industrie du bâtiment est réduit en poudre, puis lié avec des résines non toxiques et recyclables. Ce procédé de fabrication ne nécessite ni eau, ni liquide polluant, ni blanchiment, ni traitement.

Le papier ainsi obtenu présente de nombreuses qualités : résistant, lisse, souple, doux au toucher, durable, ne craint pas les tâches et ne coupe pas les doigts. Cerise sur le gâteau, il est résistant à l’eau, ce qui vous permet d’écrire sous la douche, quand l’inspiration se fait sentir !

Pour conclure notre série de l’été, un chiffre qui montre que les choses vont dans le bon sens : aujourd’hui en France, la moitié du papier est recyclée. Et cette tendance continue à progresser !

 

Le papier écologique n’a pas dit son dernier mot, et chez Mille et Une Feuilles, on adore !

 

Cecile Douay

Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

Crédit photo : Feuille de Pierre

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Innovation papier (3/3) : raisin, orange, cuir et … bouses d’éléphant comme matières premières

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Voici la fin de notre série consacrée aux innovations papier, des idées qui devraient vous surprendre !

 

Des papiers à base de matériaux étonnants …

… comme le Crush Raisin, un papier conçu à partir des résidus de raisin issus de la production de vins et spiritueux. Idéal pour les étiquettes de vin !

En fait, c’est toute une gamme de papiers écologiques que le papetier italien Favini a conçue à partir de déchets agro-industriels, qui remplacent la pulpe de bois jusqu'à 15 %.

Raisin, mais aussi kiwi, cerise, agrumes, olive, maïs ou encore amande, noisette, café et lavande sont autant de composants qui lui permettent de produire des papiers aux couleurs et aux effets particuliers, de grammages entre 90 et 350 g/m² et destinés à de nombreuses applications : étiquettes résistant à l'humidité, brochures, cartes de visite, magazines et emballages.

Et il y a aussi le cuir. Remake est un papier compostable et recyclable fabriqué à partir de fibres issues du travail du cuir. 25% de ses composants proviennent du cuir, 30 % de fibres recyclées et 45 % de fibres de cellulose vierges certifiées FSC. C’est un papier d’une grande douceur et au rendu particulier du fait que les résidus de cuir sont visibles à la surface. Aussi, est-il dédié à l'impression haut de gamme et à l'emballage de luxe.

 

Du papier fabriqué avec de … la bouse d’éléphant !

Plus qu’une innovation, il s’agit surtout d’une curiosité. Depuis presque 20 ans, dans le sud de la France, au Moulin à papier de Brousses dans l’Aude exactement, André Durand et ses employés fabriquent du papier à partir de bouses d’éléphant récupérées à la réserve voisine de Sigean. Le papier qui en résulte est de très bonne qualité et bien heureusement… inodore, sain et stérilisé !

Une autre société française, ELE-POPO, fabrique également des produits écologiques et personnalisables à base de bouse d’éléphant.

Pour sa fondatrice, qui se fournit en matière première en Asie, ce processus de fabrication relève d’un véritable engagement éco-responsable. Son projet contribue en effet à mettre fin au braconnage et à la disparition des éléphants d’Asie : là-bas, ces animaux sont chassés ou tués afin de protéger les champs de cultures et les habitations, ils y sont aussi victimes de la déforestation et de la sécheresse.

La production de papier à partir de bouse d’éléphant est ainsi devenue un moyen de considérer autrement le pachyderme : il ne représente plus une menace, mais une ressource économique durable.

Sauver les éléphants, limiter la déforestation, créer des emplois, promouvoir le commerce équitable et l′éco-tourisme, supprimer le travail des enfants, favoriser l’art et les traditions : voilà tous les bénéfices offerts par ce mode de production pour le moins original.

Sans compter ses vertus écologiques, car cette fabrication nécessite moins d’énergie et moins d’eau, génère moins d’émissions de gaz à effet de serre, moins d’émissions de particules et moins de déchets solides.

 

Alors, qui pense encore que papier et éco-responsabilité sont incompatibles ?
 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Innovation papier (2/3) : du papier en vêtements recyclés au papier connecté

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Un papier fabriqué à partir de vêtements recyclés, pour une production 100% écologique

Il n'est ni plus ni moins l'héritier du papier chiffon, fabriqué à partir de vieux linges dans les moulins à papier. Pour le papetier, l’intérêt de cette méthode de fabrication est qu’il récupère les meilleures fibres des tissus, rendues plus résistantes, plus souples et plus moelleuses suite aux lessives, nettoyages et traitements successifs.

Au Portugal, l'entreprise Moinho utilise les vêtements usés et les déchets de l'industrie textile pour fabriquer un papier artisanal 100 % coton. Son slogan : "De vieux vêtements pour faire du papier".

Plus que dans le processus de production, son innovation est de fabriquer de manière artisanale de grandes quantités de papier, qui conserve les qualités du papier de coton en ce qui concerne le grain, la texture et la durabilité. Par exemple, ce type de papier - pour lequel les fibres ont été placées de manière aléatoire - offre une résistance plus forte que les papiers fabriqués industriellement, dont les fibres sont placées dans le même sens.

L’entreprise portugaise fabrique des papiers blancs, des papiers de couleurs (obtenues grâce aux vêtements de couleurs), embellis avec des éléments naturels (graines, feuilles d’arbres …) ou imbibés d’arômes essentiels (fraise, cannelle …), des papiers standard de 100 à 300 g/m² et divers articles tels que emballage, papier cadeau, sacs, papeterie, cahiers, albums …

Enfin, sa méthode de fabrication se veut 100 % écologique, en réutilisant toute l’eau consommée lors du processus de fabrication.

 

Le papier connecté pour interagir avec le consommateur

Un papier connecté est un papier qui peut interagir avec un smartphone, par l'intermédiaire d'un QR code ou de la reconnaissance d'image - la dernière innovation technologique en date.

L’autre grande innovation, utilisée par ADSP et Arjowiggins en 2015, est l’intégration d’une puce NFC dans le papier. Avec cette technologie, il suffit de poser son smartphone sur le papier pour qu'il prenne vie sur son écran. Résultat : un taux de retour de 17%, soit 7 fois plus qu'avec un support classique, lors des campagnes promotionnelles.

Pas étonnant, car dans cette expérience ludique et originale, c'est l'usager qui décide d'inter­agir avec la marque, et non la marque qui entre de manière plus ou moins forcée dans l'univers du consommateur. De plus, l’utilisateur va la partager plus facilement avec ses amis.

Avec un tel niveau d’engagement, les marques peuvent tirer de grands bénéfices de campagnes mises en œuvre grâce au papier connecté, et cela avec tous les supports : catalogue, mailing, affiche, flyer, magazine, étiquette de prix, sous-verre en carton, set de table en papier …

Après avoir attisé la curiosité du client, on peut lui proposer un contenu à forte valeur ajoutée : un site web, une vidéo, un coupon promotionnel, une application à télécharger. On peut aussi imaginer un contenu différent à chaque interaction, type story­telling : d’abord une fiche produit, puis un coupon promotionnel et enfin une carte interactive pour localiser le magasin le plus proche.

Une fois encore, voici un bel exemple qui montre que le papier n’est pas prêt de disparaître, et qu’il fait même très bon ménage avec les technologies digitales. D’ailleurs, le print n’étant qu’à l'aube de sa réinvention, on peut se poser la question …

 

Mais que va donc nous réserver le papier comme surprise dans les années à venir ?
 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Innovation papier (1/3) : les machines n'ont pas encore dit leur dernier mot !

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Malgré tous les dispositifs mis en place pour recycler le papier, savez-vous que seule la moitié du papier est recyclée en France ? Voici trois innovations qui pourraient améliorer non seulement ce pourcentage, mais aussi la qualité du papier issu du recyclage.

 

Une solution pour mieux ré-utiliser le papier A4

Aujourd'hui, comme tous les types de papiers sont mélangés dans les centres de tri, il n'est possible de fabriquer que du papier de faible ou de moindre qualité. Pourtant, en n'utilisant que du papier de bonne qualité - comme toutes ces feuilles A4 blanches largement utilisées et gaspillées dans les entreprises - il est possible de refaire du papier de grande qualité.

Une nouvelle machine, présentée par l'organisme Ecofolio, permet grâce à un capteur à infrarouge, de détecter les beaux papiers sur les tapis roulant des centres de tri, de les extraire et de les mettre de côté avec un système de soufflerie.

De cette manière, les fabricants de papier peuvent récupérer une matière première bien moins onéreuse que le bois et fabriquer de manière beaucoup plus écologique, en utilisant moins d'eau et en produisant moins de gaz à effet de serre qu'avec des arbres.

 

Une machine pour recycler le papier au bureau

Après la poubelle à papier, c'est l'usine de recyclage elle-même qui s'invite dans l'entreprise. Commercialisée par Epson, la PaperLab peut fabriquer jusqu’à 14 feuilles A4 par minute, mais aussi différents formats de feuilles (comme des cartes de visite en papier cartonné) et même du papier parfumé…

Dans l'imposante machine, le papier à recycler est d’abord transformé en fibres. A ces longs filaments est ajoutée une couleur ou une propriété particulière (résistance, brillance…). Enfin, le tout est pressé pour être transformé en feuilles de papier.

Le plus gros avantage de cette machine ? La très faible consommation d'eau : juste ce qu'il faut pour conserver un minimum d'humidité. L'entreprise qui en est équipée peut aussi demander à ce que les camions de collecte ne passent plus chez elle, réduisant par conséquent les émissions de CO2. Face à ces atouts, des doutes persistent cependant sur sa consommation d’énergie, les substances chimiques utilisées et la façon dont l’encre extraite des feuilles est évacuée.

 

Une imprimante sans encre avec papier auto-recyclé

L'imprimante Preapeat développée par la société japonaise Sanwa Newtec n’utilise ni toner, ni encre et permet même de réutiliser son papier. Un papier spécialement conçu pour cet usage, car il s'agit de feuilles recouvertes d’un léger film plastique et qui s'impriment grâce au principe Leuco selon lequel une molécule peut avoir deux formes, dont l’une est incolore.

En plus d'être écologique, cette imprimante est économique : l’impression à la page revient à deux fois moins cher que celle d’une feuille de papier traditionnelle avec une imprimante laser. Pour couronner le tout, la PrePeat consomme moins d'électricité qu’une imprimante laser.

Alors, quelle innovation vous paraît la plus prometteuse ?

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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