Tout savoir sur les papiers d'école

Tout savoir sur les papiers d'école

S’il existe un lieu où le papier est roi, c’est bien l’école : du cahier de texte au papier buvard, en passant par le répertoire et les copies simples ou doubles, à petits ou grands carreaux.

Qui n’a pas un souvenir ému de ses cahiers d’école, où l’on commençait à écrire à partir de marge, où la plume s’accrochait parfois dans le papier, dérapait et laissait des pâtés… que l’on tentait de rattraper tant bien que mal.

 

La fabrication d’un cahier d’écolier

Comment un cahier d’école est-il fabriqué ? Chez Clairefontaine, les chiffres sont impressionnants : 1 000 mètres de papier fabriqués à la minute, 30 000 tonnes de papier par an utilisés pour la confection des cahiers, 120 000 cahiers produits par jour sur 8 lignes de production, 200 personnes dédiées au façonnage et à la finition, 1 300 références différentes !

L’usine d’Etival dans les Vosges, qui s’étend sur 40 hectares, est installée depuis ses origines sur un bras artificiel de la Meurthe, d’où elle prélève 10 000 m3 d'eau chaque jour !

 

De la pâte à papier au cahier d’écolier

A l’origine des cahiers d’écolier : une quarantaine de pâtes à papier différentes, fabriquées à partir de copeaux de bois et provenant du monde entier. Parmi elles, on trouve des pâtes issues de résineux scandinaves, mais aussi d'eucalyptus brésiliens. Ce mélange de feuillus et de résineux, recouvert d'un satinage spécial, produira le fameux papier vélin velouté de 90g/m² que Clairefontaine fabrique depuis sa création en 1951. Des charges minérales et de l'amidon sont également ajoutés afin de donner de l'opacité ou de l'éclat à certaines feuilles.

Première étape, les pâtes à papier (qui représenteront la moitié du prix d'un cahier) sont mélangées à l'eau dans un pulpeur. Des lames métalliques en rotation y séparent les fibres de cellulose les unes des autres. Tout l’art du fabricant est dans le mélange et le dosage des différentes pâtes, afin d’obtenir les propriétés souhaitées pour le papier.

Puis, la pâte à papier est projetée sur une toile en mouvement. Dans la machine à papier, l’humidité de la pâte va être ramenée de 99% à 6%, tournant à 60 km/h entre des cylindres d'acier.

La feuille de papier, qui mesure alors 3,40 mètres de large, est ensuite pressée et séchée entre des cylindres chauffés à la vapeur.

Débarrassée de son eau, la feuille est enroulée en moins d’une demi-heure autour d'un mandrin d'acier, produisant une bobine de 8 tonnes ! Cette « bobine mère » est ensuite découpée en plusieurs « bobines filles » de tailles différentes en fonction du type de cahier à fabriquer.

Place maintenant au façonnage des cahiers. Sur les lignes de production, les « bobines filles » de plusieurs tonnes sont déplacées grâce à un système de cales et de treuils.

La réglure est imprimée à l'encre violette, les carreaux, les marges… Les feuilles sont coupées, perforées, les cahiers sont formés, agrafés ou spiralés et reçoivent enfin leur couverture, pelliculée afin de la protéger de la pluie.

Pour respecter la culture de chaque pays, le papetier adapte le grammage, l’aspect et le nombre de pages de ses cahiers, n’hésitant pas à créer des gammes spécifiques pour chaque destination.