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La série de l’été (6/6) : Un été sans papier ? Et sans agenda ?!

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Impossible de vivre sans agenda, n’est-ce pas ?! Mais êtes-vous plutôt agenda papier ou agenda électronique ? Pour clôturer notre série estivale, glisser doucement vers la rentrée et toute l’organisation que cela requiert, plongeons dans l’univers des agendas…

 

Petite histoire de l'agenda …

Connaissez-vous le nom de l’inventeur du tout premier agenda ? Il s’agit de Monsieur Disney.

Non non non, pas Walt Disney, mais un colonel britannique qui en 1921, fabriqua un classeur pour y insérer un calendrier, un répertoire d’adresses et des feuilles pour ses calculs. Un classeur aux dimensions adaptées pour tenir dans la poche de sa vareuse militaire. Le filofax était né, l’ancêtre de l’agenda !

Aujourd’hui, le Filofax existe toujours, dans des formats variés. Il s’agit d’un agenda personnalisable et rechargeable grâce à des anneaux.

En 1954, pour répondre à sa propre gestion du temps, le Dr Beltrami – fondateur de Quo Vadis - créa le semainier : il ne s’agit plus d’afficher un jour par page, mais de pouvoir visualiser une semaine entière sur 2 pages.

Puis, l’agenda s’est diversifié dans ses formes, ses dimensions, la présentation du calendrier, par année civile ou année scolaire …

Aujourd’hui, certains préfèrent gérer leur planning depuis un support numérique (téléphone, tablette ou ordinateur), délaissant le bon vieil agenda papier, qui pourtant n’a pas dit son dernier mot ... l’important est que chacun y trouve son compte et la façon la plus aisée de gérer son temps.

Justement …

 

Comment bien choisir son agenda ?

Tout d’abord, faisons une revue des avantages et inconvénients des 3 sortes d’agenda : papier, numérique ou en ligne.

  Agenda papier

Agenda numérique
(logiciels et programmes sur ordinateur et PDA)

Agenda en ligne
(Google agenda par exemple et autres solutions)
Les plus

- utilisation on ne peut plus facile, avec un simple stylo

- pas de risque de panne

- idéal pour les amoureux du papier, les personnes tactiles et kinesthésiques

- évènements récurrents faciles à gérer

- partage possible avec d’autres personnes et synchronisation avec d’autres systèmes

- possibilité de lier des fichiers à un événement et de sauvegarder

- mêmes avantages que les agendas numériques

- accès possible depuis tout ordinateur ou terminal disposant d’un accès Internet

- partage facile et sauvegarde assurée

Les moins

- ne peut être partagé avec d’autres personnes, ni synchronisé avec d’autres systèmes

- espace physique et planification à long terme limités

- impossibilité de gérer des évènements récurrents ou de sauvegarder

- dépendance à une technologie potentiellement propriétaire

- prise en main plus compliquée au premier abord

- risque de panne d’appareil ou de batterie

- confidentialité et sécurité pas toujours garanties

- inaccessibilité si l’accès Internet ou le site sont indisponibles

- risque que le site ferme ou augmente ses prix

 

Si, comme nous, vous êtes des fans de papier, quels critères prendre en compte pour choisir votre agenda idéal ?

  • Le format : petit si vous êtes nomade, large si l’agenda reste au bureau, medium pour bénéficier d’un espace suffisant tout en étant facile à transporter
  • Année civile ou année scolaire, en fonction de votre saisonnalité, de votre activité professionnelle ou de la planification de votre année
  • Une planification adaptée à votre organisation et au nombre de RDV à inscrire : semainier (1 semaine sur 2 pages), quinzainier (1 semaine par page), mensuel (pour visualiser le mois d’un seul coup d’œil), ou encore planning mural pour une vision annuelle, qu’elle soit professionnelle ou familiale
  • Une grille avec 7 jours pleins si vous avez besoin de prévoir des événements et RDV le week-end
  • Des espaces de notes si vous voulez y répertorier vos listes, mémentos, idées…

 

Personnaliser son agenda

Vous avez l’âme créative, vous ressentez le besoin de personnaliser votre agenda pour mieux vous l’approprier ?

 

Une date incontournable à noter …

Dans tous les cas, quelle que soit votre préférence, une date est à marquer absolument dans votre agenda …

C’est le 27 août bien sûr ;-) … aujourd’hui Mille et Une Feuilles fête ses 11 ans !

 

Bon anniversaire Mille et Une Feuilles !!!

 

Stéphanie Rivier,

Mise en mots par Cécile Douay

Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

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La série de l’été (5/6) : Un été sans papier ? Et sans livres ?!

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Un bon bouquin, un transat, une serviette de plage, le clapotis des vagues, à l’ombre d’un chêne … un moment de pur bonheur. Qui ne serait pas sans un bon livre … papier !

 

Histoire du livre

L’Homme commença à écrire sur des pierres. Puis sur des morceaux de bois, puis sur des tablettes en cire ou en argile, puis sur du papyrus - un papier fabriqué à base de bambou et utilisé durant l'Antiquité par les Égyptiens, les Grecs et les Romains

Puis arriva le parchemin, fabriqué avec des peaux animales, beaucoup plus cher mais beaucoup plus solide et pratique, car on pouvait gratter la surface pour effacer le texte et réécrire par-dessus.

Au Moyen Age, les rouleaux de parchemin et de papyrus - appelés volumen – laissent la place, au codex : des feuillets reliés entre eux, plus faciles à consulter que des mètres de papier à dérouler ! Le codex est tout simplement l'ancêtre du livre.

L'invention du papier au Ier siècle en Chine va révolutionner le monde du livre. Il vient remplacer le parchemin, trop cher et trop long à fabriquer. Grâce au papier, on peut maintenant copier et recopier des textes en plusieurs exemplaires. C’était le métier des moines copistes.

Nouvelle révolution vers 1450 : l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, grâce à laquelle on peut produire des livres en milliers d'exemplaires. Avec l’avènement du commerce du livre, disparaît son caractère sacré. Au fil des siècles, les formats des livres évoluent, tout comme les techniques de fabrication, entièrement automatisées de nos jours.

 

Comment fabrique-t-on un livre ?

Un livre est fabriqué en 3 étapes :

  1. La prépresse

Sur ordinateur, l’imprimeur réalise la mise en page et le réglage des couleurs des fichiers reçus de l’éditeur, afin de les rendre imprimables.

S’il s’agit d’une impression numérique, le fichier est directement envoyé sur la machine.

Dans le cas d'une impression offset, on grave des plaques en métal à partir des fichiers. Les plaques sont placées sur des rotatives. L’imprimeur réalise le calage et règle l’encrage, c’est-à-dire la répartition de l’encre en quatre couleurs (les trois couleurs primaires et le noir).

La technologie d’impression choisie est fonction du tirage : l’impression numérique est indiquée pour les petits tirages, tandis que pour les quantités importantes, on optera pour l’offset, qui nécessite plus d’opérations, mais qui offre une meilleure qualité, notamment concernant la couleur.

  1. L’impression

Les plaques de métal encrées viennent imprimer des cylindres, qui eux-mêmes impriment le papier. Des solutions de mouillage et de nettoyage à base d’alcool isopropylique permettent au papier de conserver une certaine humidité.
 

  1. Le façonnage

Une fois imprimées, les grandes feuilles de papier sont découpées et pliées en cahiers de 8, 16 ou 32 pages, qui sont cousus puis passés en colle. Enfin, la couverture est collée au bloc de pages : il s’agit d’un brochage avec un dos carré collé si la couverture est souple, ou d’une reliure dans le cas d’une couverture rigide.

Pour parfaire le tout, la couverture est recouverte d’une pellicule protectrice et embellissante.

 

Et si vous fabriquiez votre propre livre ?

Voici un DIY très bien expliqué, pour réaliser pas à pas un livre avec une jolie reliure

 

Envie d’en apprendre plus ?

Retrouvez notre sélection de livres sur le papier

 

Bonne lecture !

 

 

Stéphanie Rivier,

Mise en mots par Cécile Douay

Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

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La série de l’été (4/6) : Un été sans papier ? Et sans cartes postales ?!

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Qui nierait le plaisir de recevoir la carte postale d’un ami, d’un enfant ou d’un parent, parti en vacances dans le Sud ou dans un pays lointain ? Et celui de choisir, puis d’écrire, de coller délicatement le timbre et de glisser dans la boîte aux lettres du village ses propres cartes postales ? Pour un bout de rêve et de dépaysement partagé …

 

Histoire de la carte postale

L’idée d’un feuillet cartonné de correspondance est émise pour la première fois en 1865 lors de la conférence postale de Karlsruhe, par Heinrich Von Stephan, fondateur de l’Union postale universelle et directeur général des Postes de l’Empire allemand. Une proposition restée lettre morte jusqu’en 1869, quand Emanuel Hermann, professeur d’économie politique, convainc l’administration postale autrichienne de l’intérêt d’un tel feuillet. La carte de correspondance voit ainsi le jour.

Les premières cartes postales sont mises en circulation en France en 1870 - affranchies de timbres prussiens. Pendant la guerre franco-prussienne, alors que Strasbourg est assiégée, elles permettaient aux blessés et aux assiégés de communiquer avec leur famille.

Officiellement introduite grâce à la loi de finance du 20 décembre 1872, la carte postale est tout d’abord disponible en deux modèles : une carte affranchie à 10 centimes pouvant circuler en France, en Algérie ou à l’intérieur d’une ville et une carte affranchie à 15 centimes qui peut circuler de bureau à bureau. Succès immédiat.

En 1873, les cartes postales arborent les premières publicités en noir et blanc, et en 1891, c’est un entrepreneur marseillais, Dominique Piazza, qui commercialise des cartes illustrées d’une photographie.

En 1900, la carte postale se vend dans de nombreux commerces et devient un véritable marché. Les premiers collectionneurs de cartes postales anciennes – les cartophiles – apparaissent par la même occasion. Un essor encouragé par celui du tourisme et l’habitude d’envoyer une carte depuis son lieu de vacances.

Il était alors interdit d'écrire au verso de la carte postale, dévolu à la seule inscription de l’adresse. On écrivait au recto, où l’image ne recouvrait pas la totalité de l’espace.

À partir de 1904, le recto est désormais entièrement occupé par l’illustration et le verso est divisé en deux parties : la gauche pour la correspondance et la droite pour l’adresse.

Le déclin de la carte postale n’attend pas les nouvelles technologies pour se faire sentir. Dès les années 1920, la qualité des cartes postales baisse, malgré l’apparition de la couleur. Il y a aussi l’évolution des modes de vie et l’arrivée d’autres moyens de communication.

« Au début du siècle, on envoyait une carte postale à n’importe quelle occasion, aussi souvent que l’on utilise le téléphone portable aujourd’hui », explique Christian Deflandre, créateur du musée de la carte postale à Antibes. « C’était alors un vecteur massif de communication, d’information, de publicité, parfois une marque du patriotisme. Les images étaient beaucoup moins présentes dans la société qu’aujourd’hui. Envoyer une carte apportait de l’exotisme au destinataire ».

 

Quel avenir pour la carte postale ?

Pour autant, la carte postale n’a pas dit son dernier mot. Le marché s’est amélioré depuis une dizaine d’années, grâce à la montée en gamme et la création de formats différents, tels que le panorama et les cartes « de luxe ».

La carte postale résiste encore aux réseaux sociaux : selon le patron des éditions d'art Jack, « acheter une carte sur un présentoir est un acte d’impulsion et un moment de détente. On n’est pas dans le même concept que publier une image sur Instagram ».

« La carte postale touristique vit et vivra, même si elle ne sera plus ce qu’elle a été, un moyen de communication de masse très peu cher », précise Christian Deflandre. « Poster une messagère d’amour et d’amitié, comme on le disait au début du siècle, en recevoir une, c’est toujours un petit geste un peu spécial. ».

N’est-ce pas ?

 

6 faits qui montrent que la carte postale n’est encore pas morte :

  • C’est l’objet qui dispose du plus grand nombre de points de vente dans le monde
  • En France, 600 millions d’unités sont annuellement en circulation (10 cartes par an et par habitant)
  • La carte postale symbolise l’amour et le romantisme, en témoigne le coucher de soleil sur la mer qui est le sujet de carte postale le plus répandu
  • La Tour Eiffel est le monument représenté le plus vendu, avec plus de 5 milliards d’unités à son effigie depuis 1889 (presque une par habitant de la planète)
  • L’illustration photographique fait de la carte postale un outil d’information et un objet de collection
  • La carte postale n’est pas un média de l’immédiat, elle matérialise un lien qui donne du sens aux relations familiales et amicales, et même professionnelles.

 

DIY cartes postales

Voilà une belle idée pour occuper créativement et utilement les enfants ! Voici 2 liens pour créer soi-même ses cartes postales de vacances :

 

Visitez le musée de la carte postale !

Vous passez vos vacances dans les Alpes Maritimes ? Le Musée de la Carte Postale vous accueille à Antibes, avec une collection de plusieurs milliers de cartes postales, de toutes les époques et de tous les pays. Toutes les informations ici : Musée de la Carte Postale.

 

Bonne visite !

 

Cécile Douay

Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

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La série de l’été (3/6) : Un été sans papier ? Et sans monnaie papier ?!

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Malgré l’aspect ultra pratique de la carte bancaire et du paiement par téléphone, ressentez-vous, vous aussi, le plaisir de payer avec des billets ? Un toucher inimitable, une énergie particulière, le ressenti de la valeur des choses … Le plaisir, aussi, de découvrir les billets des autres pays, lorsque l’on a la chance de voyager à l’étranger.

Les billets papier restent incontournables, les chiffres parlent d’eux-mêmes : au 31 décembre 2017, 1 170 milliards d’euros ont été émis par l’Eurosystème (source : www.banque-france.fr) !

 

L’Histoire du billet

Comme beaucoup d’histoires sur le papier, c’est en Chine qu’il faut se rendre pour découvrir le premier papier-monnaie, apparu au VIIème siècle sous la dynastie des Tang. Mais il faut attendre le XIème siècle et le règne des Song du Nord, pour que ce système de paiement soit rendu officiel et que le premier billet de banque – appelé le  jiaozi - soit créé à Sichuan, dans le centre-ouest de la Chine.

D’autres billets sont ensuite venus : le huizi, puis le chao, diffusés au-delà des frontières chinoises. C’est l’explorateur italien Marco Polo qui introduisit le billet de banque en Europe, au XIVème siècle en Italie.

En France, c’est au XVIIIème siècle que le billet de banque est arrivé. Une innovation financière majeure, car il permit de payer d’importants montants sans avoir à transporter de lourdes quantités de pièces en argent ou en or. Utilisés d’abord dans le commerce et l’industrie, les premiers billets étaient de montants élevés : 500 F et 1 000 F.

L’utilisation du billet s’est ensuite généralisée dans la vie quotidienne au milieu du XIXème siècle. Des billets de 200 F et 100 F ont été imprimés, puis des billets de 50 F dans les années 1870. Les billets de 20 F, 10 F et 5 F datent du début du XXème siècle et de la Première Guerre mondiale, plus adaptés aux besoins de la population et au niveau des prix.

 

La fabrication des billets de banque

Le billet de banque est un produit de très haute technologie, véritable produit d’innovation. Son niveau de sécurisation s’accroît toujours, tout comme sa solidité pour en réduire la détérioration due à une circulation intensive.

La Banque de France est aujourd’hui le premier producteur de billets en euros. Forte du plus grand centre de recherche d’Europe sur la contrefaçon, elle exporte aussi des billets d’autres devises vers une vingtaine de pays.

Son outil de production s’organise autour de deux centres industriels : une papeterie à Vic-le-Comte et une imprimerie Mon à Chamalières en Auvergne. Sa filiale Europafi est la papeterie fiduciaire la plus moderne d’Europe et le principal producteur de papier fiduciaire de la zone euro.

 

L’impossible copie des billets de banque

Avez-vous déjà tenté de numériser ou d’imprimer un billet de banque ? Cela est tout simplement rendu impossible par la constellation d’EURion intégrée aux billets. Cet agencement de cinq cercles jaunes, verts ou orange situés à différents endroits du billet empêche le faux-monnayage par photocopieuse ou logiciel de traitement d’images, tel Photoshop ou Paint Shop Pro.

D’autres renforts de sécurité existent, comme l’algorithme CDS (Counterfeit Deterrence System - Système de dissuasion de la contrefaçon) qui empêche les logiciels de reproduire les billets de banque. Citons aussi les hologrammes, les fils de sécurité, les micro impressions, les encres multicolores et d'impression optique, qui font varier la couleur en fonction de l'angle de la lumière.

Imaginons que vous parveniez à falsifier tout de même des billets de banque, sachez que vous encourrez trente ans de réclusion criminelle et 450 000 € d’amende !

En attendant de trouver la technique magique de contrefaçon, vous pouvez toujours vous consoler en imprimant gratuitement et en toute légalité des billets de Monopoly, et profiter de l'été avec vos enfants pour ressortir le jeu mythique. Envoyez les billets de banque !

 

Stéphanie Rivier, mise en mots par Cécile Douay

Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

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La série de l’été (2/6) : Un été sans papier ? Et sans papiers d'identité ?!

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Si vous partez en voyage cet été, vous aurez bien sûr pris soin de glisser dans la valise vos papiers d’identité - passeports ou cartes d’identité ! Indispensables pour prouver votre identité lorsque vous passerez la frontière, ou en cas de contrôle.

 

Petite histoire de la carte d’identité

La première carte d'identité française est apparue en 1921, avec Robert Leullier, préfet du département de la Seine. Auparavant, toute démarche officielle requerrait la présence de deux témoins. Difficultés de mise en place, condamnation par la presse de gauche dénonçant la prise de l'empreinte digitale, perçue comme une assimilation du citoyen à un délinquant, la carte d’identité ne restera alors que facultative.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de Vichy rend la carte d’identité obligatoire, dans le cadre des mesures antijuives. En 1943, elle est étendue à toute la France, et délivrée par les autorités allemandes d'occupation.

En 1955, la carte d'identité disparaît partiellement et redevient facultative sur tout le territoire français. Ce n’est qu’en décembre 1995 que la carte sécurisé est à nouveau généralisée, rendue gratuite en 1998.

 

Les origines du passeport

On trouve mention du passeport dès 450 av. J.-C, dans le Livre de Néhémie. Néhémie (officiel servant le roi Artaxerxés de l'antique Perse), ayant demandé la permission de voyager en Judée, se vit remettre une lettre du roi adressée « aux gouverneurs de la province par-delà la rivière » leur demandant de le laisser passer à travers leurs territoires.

Le terme « passeport » remonte au XVe siècle, permettant alors la libre circulation des marchandises. Son utilisation pour les voyageurs date de 1464. Le mot composé de « passe » et de « port », n’évoquait pas les ports marins, mais le document médiéval requis pour passer les portes des villes fortifiées.

Sous le règne de Louis XIV, l’administration du roi délivrait aux Français des documents appelés passe-port, sollicitant la protection des autorités des autres nations.

À partir de 1724, les vagabonds devaient obligatoirement détenir un passeport. Puis, après la révolution, le passeport devint nécessaire pour quiconque se déplaçait à l'intérieur de la France, de province à province. Objectif : lutter contre l'émigration royaliste. Il existait alors des passeports pour l'intérieur et des passeports pour partir à l'étranger (cinq fois plus chers !).

Avec la création du chemin de fer et des voyageurs de plus en plus nombreux à circuler à travers l'Europe, l'usage des passeports pour l'intérieur fut peu à peu abandonné à partir de 1860.

En août 1914, tous les États rétablissent des formalités strictes. Elles se maintiennent tout au long de la Première Guerre mondiale et deviennent ensuite permanentes. À nouveau pour des raisons de contrôle : surveiller les étrangers et empêcher d'échapper à la conscription.

Après la Seconde Guerre mondiale, les formalités de passeport sont uniformisées au niveau international.

 

La fabrication du passeport

C’est à Flers-en-Escrebieux, sur un site ultra-sécurisé, que l’Imprimerie Nationale de Douai fabrique nos papiers d’identité. 25 millions de cartes d’identités, passeports, permis de conduire, titres de séjours, cartes d’agents et certificats d’immatriculation en sortent chaque année.

Opérateur industriel reconnu, l’Imprimerie Nationale est devenue une entreprise numérique innovante. On y fabrique des passeports en papier, mais aussi des cartes en polycarbonate infalsifiables, on y intègre des puces électroniques, des QR codes, des informations gravées au laser…

Le passeport biométrique fait l’objet d’une impression papier haute sécurité : filigrane, guilloches, irisation invisible révélée sous UV, hologrammes, micro lettrage, encre optique variable, image fantôme, image lenticulaire, micro-impression, impression relief en taille douce, perforation laser. Rien que cela !

 

De la tentation de fabriquer une fausse carte d'identité

Que risque-t-on à fabriquer une fausse carte d’identité ? Vous savez, celle que l’on est susceptible, étant jeune, de fabriquer pour entrer en boîte de nuit ou au casino… changeant sur sa carte réelle son année de naissance d’un coup de Photoshop ou de Paint.

Ce faisant, l’on se rend coupable d’usage de faux, sévèrement sanctionné par les tribunaux. Quelles sont les sanctions encourues ?

  • 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende pour la simple détention d’un faux.
  • 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende (art. 441-3, code pénal) s’il s’agit de plusieurs faux.
  • 7 ans de prison et 100 000 € d’amende pour l’utilisation de faux.
  • Mêmes risques pour la fabrication de faux documents délivrés par une autorité publique (article 441-5 du Code pénal).

La justice se révèlera plus clémente avec les moins de 16 ans, pour qui les peines encourues sont divisées par deux et limitées à 7 500 €.

 

Pourtant dans un autre temps

Le papier s’est révélé une arme essentielle à sa survie. Et plus précisément la fabrication de faux papiers d’identité.

Au temps de la résistance et de la déportation, des spécialistes confectionnaient des faux papiers, identiques aux vrais à s’y méprendre. Une identité créée de toute pièce était fournie à ceux qui avaient besoin de changer de nom et d’apparence. Secrétaires de mairie, graveurs et imprimeurs étaient les complices de cette manipulation, certes à haut risque, mais répondant à leurs idéaux.

 

Stéphanie Rivier, mise en mots par Cécile Douay

Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

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La série de l’été (1/6) : Un été sans papier ? Et sans cahier de vacances ?!

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Vos enfants sont-ils de ceux qui ne veulent pas en entendre parler, ou plutôt de ceux qui le réclament à cor et à cri avant même que l’année scolaire ne soit terminée ? Avec plus de 4 millions d’exemplaires vendus chaque année, le cahier de vacances, spécialité franco-française, pourrait être élevé au rang d’institution. Et on peut dire que les éditeurs rivalisent aujourd’hui d’imagination pour faire évoluer cet indispensable de l’été !

Rajeunis, plus ludiques, faisant appel aux licences et aux personnages de fiction, les cahiers de vacances sont désormais conçus pour séduire des enfants. Pour faire aimer les maths ou le français, on ne lésine plus sur les moyens ...

L’invention du cahier de vacances par Roger Magnard, fondateur des éditions Magnard, remonte à 1933. À la suite des secousses de la crise de 1929, l’homme d’affaires cherchait une idée pour créer un autre pic de vente que la rentrée scolaire. S’inspirant des fascicules de Devoirs de Vacances de la Librairie L’école des bons livres (devenue L’École des loisirs), il imagina des cahiers plus grands, plus aérés, de larges emplacements pour les réponses, de nombreuses illustrations et un cheminement ludique permettant de revoir l’essentiel et d’anticiper légèrement sur le niveau suivant. Ainsi naquirent « Les cahiers de Loulou et Babette », conçus pour raviver ses connaissances tout en s’amusant.

Avec le développement des grandes surfaces dans les années 70, plusieurs maisons d'édition ont pu entrer sur le marché, et le cahier de vacances se diffuser à grande échelle.

Depuis 2006, il existe même des cahiers de vacances pour adultes, répondant davantage au besoin de récréation des vacanciers. De la maternelle à la retraite, chacun revendique désormais ses « devoirs de vacances ».

 

Peut-on se passer de cahier de vacances ?

Dans notre e-book paru en 2014 consacré aux activités manuelles pour enfants, Carla Schiappa nous rappelait dans son édito combien ce programme de révisions n’est franchement pas le rêve pour nos enfants, qui ont besoin durant l’été de déconnecter des apprentissages systématisés. Elle insistait plutôt sur l’importance de les conduire vers d’autres types de découvertes et d’apprentissages qu’ils feront par plaisir.

C’est aussi notre avis. En fait, il est tout à fait possible – voire même recommandé - de s’en passer, et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, en cas de retard, les cahiers de vacances, plus ludiques que scolaires, ne permettent pas de combler les lacunes. Par ailleurs, les exercices d’application ne sont pas forcément adaptés au niveau de l’élève, et seul face à ses exercices, l’enfant ne peut pas apprendre de ses erreurs. Les cahiers de vacances servent tout au plus à consolider les acquis de l'élève et à favoriser un redémarrage plus rapide à la prochaine rentrée scolaire.

Les cahiers de vacances ont davantage vocation à apaiser l’inquiétude des parents… Inutile de rajouter une pression supplémentaire, alors que les enfants doivent profiter des vacances pour se détendre et apprendre autrement, savourer des moments de jeux, de partage en famille et de découverte de la vraie vie.

 

Comment réviser tout en s’amusant ?

Pour l’été, beaucoup d’enseignants conseillent les apprentissages informels qui permettent aux enfants de travailler sans s'en rendre compte. De multiples idées pédagogiques et non scolaires existent :

  • Fabriquer une cabane
  • Lire un livre, des magazines
  • Observer les insectes, les escargots
  • Imaginer des formes en regardant les nuages
  • Faire un jeu de goût
  • Visiter un musée, un château, un village ancien
  • Faire un gâteau
  • Créer et écrire des cartes postales
  • Inventer des histoires
  • Pratiquer des activités physiques, courir, grimper aux arbres
  • Fabriquer un herbier, un album photos
  • Bricoler
  • Faire des jeux société, de stratégie, un Scrabble
  • Préparer un bon repas en famille
  • Se promener dans la nature, en forêt
  • Ramassez des galets et des coquillages
  • Rédiger un journal de bord
  • Traverser la France en voiture
  • S’occuper d’un potager

Autant de façons de créer l’envie et de transmettre à ses enfants ses propres connaissances et compétences, dans le plaisir. Ainsi, les apprentissages s’ancrent mieux car ils sont vécus dans le monde réel et non à travers des livres, qu’il faut apprendre par cœur. Les enfants prennent aussi conscience que leurs apprentissages scolaires ont des applications dans la vraie vie.

 

Vous tenez toujours au cahier de vacances ? Et si vous le fabriquiez avec du papier ?

Retrouvez comment faire dans notre article : Activités manuelles pour l’été : je fabrique mon cahier de vacances !

 

Stéphanie Rivier, mise en mots par Cécile Douay

Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

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Vis ma vie de e-commerçante : le piratage n’aura pas raison de Mille et Une Feuilles !

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Entre le dimanche 4 mars et le jeudi 8 mars dernier, Mille et Une Feuilles a été victime d’un violent piratage appelé le carding.

« Le carding désigne la création de cartes virtuelles. C’est une fraude à la carte bleue. En effet, sur certains sites, il est possible d’acheter ou de vendre des accès à des comptes bancaires, des numéros de cartes volées, des copies de pistes magnétiques et des profils personnels complets. »

Sur le site attaqué, des logiciels créent en automatique des comptes clients et passent des commandes dans le but de tester des combinaisons de CB.

Les cyber-pirates ont effectué sur mon site des tests sur des petits montants, pour ensuite – une fois la combinaison trouvée – aller passer ailleurs des commandes de gros montants !

Bilan :

  • Plus de 400 comptes clients fictifs créés
  • 187 commandes fictives
  • 34 CB piratées

Ce type d’attaque se fait au hasard, et si Mille et Une Feuilles en a été la cible, c’est justement parce que c’est une petite entreprise avec de la marchandise « sans grande valeur ».

 

Chers clients, je vous rassure !

Notre système de paiement en ligne sécurisé, le TPE Mercanet de la BNP, par lequel vous payez vos achats sur notre boutique, fait que nous n’avons pas accès aux coordonnées de vos cartes bancaires (tout reste à la BNP). Il n’y a donc pas de lien entre notre site et votre moyen de paiement, et heureusement ! En toute transparence, vous pouvez consulter ici le descriptif de ce système, qui intègre des outils pour lutter contre la fraude bancaire : Mercanet, paiement sécurisé sur Internet.

De plus, suite à cet événement frauduleux, nous avons fait installer le dispositif 3D Secure, qui permet d’authentifier le porteur de la carte de paiement. Cette mésaventure ne peut donc plus se reproduire chez Mille et Une Feuilles, car avec le système 3D Secure, il n’est plus possible de passer une commande par CB sans recevoir un code de validation sur son portable (et le renseigner au moment du paiement).

 

Tout est rentré dans l’ordre

Trois semaines et demie, c’est le temps qu’il nous aura fallu pour remettre votre papeterie créative d’aplomb !

  • Nous avons vérifié un à un chaque compte client
  • Les commandes légitimes ont été expédiées dans les temps
  • Les stocks sont maintenant à jour

Nous remercions tous nos clients qui ont été particulièrement bienveillants avec nous durant cette période mouvementée.

La crise est passée, et l'installation du 3D Secure a permis d’enrayer l’hémorragie. Mais la création de comptes clients fictifs continue de croître …

 

Ce qui nous touche …

J’ai été particulièrement touchée par cette agression, car même si je n’ai pas été visée personnellement, je l’ai ressentie comme une attaque de mon travail : en quelques minutes, c’est 11 ans de travail qui ont été réduits en cendres. Un gros coup dur pour une « petite » e-commerçante, qui s’attache à bâtir régulièrement un service de qualité.

Et plus concrètement, c’est notre visibilité, si précieuse pour un e-commerce, qui en a énormément fait les frais. Notre positionnement a dégringolé sur Google … pour qui il est suspicieux de supprimer des comptes clients et d’annuler des commandes à tour de bras !

 

Aidez-nous à retrouver nos positions !

Comme expliqué dans cet article, nous pouvons retrouver une partie de notre positionnement SEO grâce au netlinking, c’est-à-dire grâce à la création de liens vers notre site.

C’est là que vous pouvez intervenir et nous aider !

Vous êtes partants ?

La vie de e-commerçante n’est pas une croisière de tout repos … l’important est de rester debout sur le pont et, au cœur de la tempête, de faire perdurer la passion et de continuer à vous offrir un service sûr et de qualité.

 

Vous me connaissez, je ne baisserai pas les bras !

 

Stéphanie Rivier, mis en mots par Cécile Douay

Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

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Ces chefs d’entreprise qui aiment le papier et les belles matières : Stéphanie Will

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Ce nouveau portrait d’une amoureuse des beaux papiers nous plonge dans l’univers de Stéphanie Will, amie de cœur et très fidèle cliente de Mille et Une Feuilles. Elle nous parle avec passion du papier et de ses projets dans le cinéma…

 

Bonjour Stéphanie ! Qui es-tu ?

Depuis 10 ans, je peaufinais mes techniques de conduite de projets, j’étais très fière de mes résultats ces deux dernières années auprès de nouveaux clients et dans des missions « challengeantes ».

Et pop, le désir ancien de travailler dans le cinéma, plus particulièrement dans la diffusion de films, est remonté de sorte à tout ensevelir. Depuis 6 mois, je développe The Movie Light Project, une future salle alternative de projections collectives de films en séances à la demande, dans un lieu type « grand salon » modulaire et convivial, de 30 à 50 spectateurs.

Dans l’attente d’ouvrir ce lieu sédentaire sur mon territoire de Paris-Saclay, j’expérimente #TMLP en mode nomade et ponctuel… notamment dans ta ville de Juvisy-sur-Orge, Stéphanie Rivier ! J

 

Tu es une fidèle cliente de Mille et Une Feuilles. D’ailleurs tu nous as déjà fait le plaisir de témoigner, il y a quelques années, et tu nous parlais de ton attachement aux produits en papier recyclé. Aujourd’hui, quels papiers répondent à ton bonheur chez Mille et Une Feuilles ? Pourquoi les aimes-tu et comment les utilises-tu ?

Le papier recyclé, qui est l’un des combats de Mille et une Feuilles, reste un sujet sensible aussi pour moi, et quand j’ai eu l’opportunité d’animer des formations entières avec des jeux créés sur papier, j’ai eu le plaisir de découvrir grâce à Stéphanie la gamme française Natural, qui m’a donné totale satisfaction.

Par ailleurs, je suis fétichiste de la couleur or. Chez Mille et Une Feuilles, on peut assouvir ce plaisir de le voir dans sa version papier, dans une fidélité parfaite avec la lumière que l’on a envie de produire en expédition et en réception. J’ai testé les papiers calque de toutes les couleurs – elles sont toutes superbes, vives et profondes, mais le calque or est réservé à des réalisations très spéciales : en première page des dossiers papier que je communique à des interlocuteurs triés sur le volet pour The Movie Light Project (Ministères, élus…).

Les enveloppes or, associées à la carte de vœux TMLP créée par l’Agence Numéro Cinq à Arpajon, ont produit un effet bœuf qui m’a valu le titre de « meilleure carte de vœux de l’année » par le responsable du tiers-lieu le PROTO204. Etre reconnue pour sa communication papier par un fablab, c’est quelque chose !

 

Qu’apprécies-tu dans le service apporté par Mille et Une Feuilles ? En quoi est-elle différente d’une autre papeterie ?

Mille et Une Feuilles répond toujours à mes besoins. Il me suffit de dire ce que je veux faire, ou de montrer ce que j’ai à expédier, et le papier apparaît ! Puis l’enveloppe ! Et avec le papier,  des suggestions d’usages, toujours nombreuses et imaginatives, et des nuances de tons qui font réfléchir à des associations. Et j’ai toujours l’impression de faire une affaire formidable : un gain de temps immense à trouver exactement ce qu’il me faut, à prix doux – pour une telle qualité de conseil et de service, cela m’étonne toujours au moment de régler la facture.

C’est une sensation que j’ai rarement lors de mes achats professionnels ! On n’a pas besoin d’être créatif soi-même quand on s’adresse à Mille et Une Feuilles : Stéphanie l’est pour nous ! Il y a quelques années elle m’a fait découvrir les cartes de correspondances « clés en main » de chez LALO, une élégance et un fini rares, qu’elle a négocié en grande quantité pour moi et je suis très attachée à ces cartes, que j’utilise aussi pour ma correspondance personnelle.

 

Dans l’entrepreneuriat, rester fidèle ne tient pas qu’à la qualité des produits ou de la prestation, mais à quelque chose de plus grand. Veux-tu bien nous parler de votre relation particulière avec Stéphanie, de vos valeurs communes ?

« Je ne suis pas la plus facile à aimer » pourrait être le titre de « mon film » ;) L’amitié de Stéphanie se mérite également, et s’éprouve tout au long du temps car elle demande des engagements.

Ce que j’ai appris sur le plan humain de 10 ans d’entrepreneuriat, c’est que tout le monde doit mettre des gages dans le chapeau, et ne pas se retrancher derrière son personal branding ou ses réalisations clients extraordinaires pour être quelqu’un de for-mi-da-ble. Etre bon l’un pour l’autre, c’est se donner mutuellement des raisons factuelles et objectives de gagner la confiance.

Avec le temps, Stéphanie et moi avons fait ce chemin très éloigné du paravent des étiquettes, et nous nous connaissons dans nos bons moments, comme dans les plus difficiles. Elle est une femme de goût et de recommandation, et bénéficier de son regard sur ce que l’on fait est précieux – c’est elle qui a réussi à me faire renoncer au rose fuchsia il y a quelques années dans ma charte graphique d’entreprise, et pourtant j’y tenais !!

 

Tu souhaites racheter un cinéma … parle-nous de cette aventure et de ce qui te fait vibrer à travers ce projet.

Il est vrai qu’en parallèle du développement de #TMLP, la salle alternative, est arrivée l’opportunité de reprise du cinéma « homologué » (c’est-à-dire du circuit officiel de salles en activité) de ma commune de résidence. Le projet est devenu public car nous fédérons les spectateurs amis de la salle pour renforcer notre dossier, qui pourrait devenir une coopérative (une SCIC).

Il n’en demeure pas moins que je suis une grande superstitieuse quand il s’agit de parler de ce qui me tient à cœur, et à date, sauf à affirmer définitivement que je suis un diffuseur de films, je ne sais pas exactement dans quelles conditions je vais exercer mon nouveau métier ces… 20 prochaines années ?...

 

Il paraît aussi que tu vas monter le tapis rouge de Cannes ! Raconte-nous…

… Je ne crois pas que les projections auxquelles je pourrai assister seront bordées par un tapis rouge à l’entrée !! J’ai une accréditation officielle du Festival de Cannes 2018 comme « association de cinéphiles » grâce, et avec, la MJC Jacques Tati d’Orsay qui m’a invitée à faire partie de leur propre délégation – ce qui est une chance extraordinaire !

Je me suis rendue dans beaucoup de festivals de cinéma dans ma vie, mais je ne suis jamais allée à Cannes, et j’avoue que cela ne me semblait même pas possible, trop verrouillé !... Je vais être la candide pendant 8 jours !

 

Pour le mot de la fin, dis-nous comment nous pouvons soutenir ton projet

The Movie Light Project a besoin de soutien en ligne ! Vous pouvez rejoindre la page Facebook ou le compte Instagram.

Quiconque croit en la puissance de la projection collective et à l’importance d’accéder à la plus grande diversité d’œuvres possible doit nous rejoindre. Le nombre de convaincus dans ses rangs est important quand on est un outsider ! Pour ceux qui souhaitent même s’investir à mes côtés dans la diffusion alternative des films, notamment en itinérance, il y a l’association TMLP Ciné Xanadu qui accueille des adhérents, et qui aura une AG importante sur le dernier trimestre de l’année, pour acter la suite, rdv sur HelloAsso.

 

Merci Stéphanie, beaucoup de succès à tous tes projets !

 

Interview menée et mise en forme par Cécile Douay
Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

Crédit Photo : Laetitia Attali

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Ces chefs d’entreprise qui aiment le papier et les belles matières : Hélène Rigal

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Hélène Rigal anime des ateliers destinés aux professionnels sur la création de bullet journal. Elle trouve chez Mille et Une Feuilles les carnets idéaux pour cette activité et nous donne quelques conseils.

Portrait d’une autre amoureuse des beaux papiers.

 

Bonjour Hélène ! Quels carnets as-tu trouvé chez Mille et Une Feuilles qui répondent à tes besoins ? Pourquoi les aimes-tu et comment les as-tu choisis ?

Bonjour Stéphanie et merci de m’inviter à partager ma passion du papier !

En démarrant mon activité d’entrepreneure j’ai eu besoin d’avoir sur moi un agenda me permettant de noter mes contacts, mes rendez-vous, mes idées et tout ce qui est important au quotidien. Très vite mon agenda électronique a montré ses limites et je me suis (re)tournée vers un agenda papier.

Comme beaucoup de créatives, j’avais vu sur Pinterest - et d’autres média - les jolies pages de Bullet Journal. Je m’étais toujours dis que j’en ferais un, mais l’idée de passer des heures à dessiner plutôt qu’à être efficace m’a toujours retenue.

C’est en combinant plusieurs méthodes que j’ai démarré mon premier bullet journal. Après avoir testé plusieurs supports, j’ai très rapidement adopté le Carnet Rhodiarama Dot A5 pour Bullet Journal pour les raisons suivantes :

  • son format idéal pour l’avoir sur soi en permanence et sa couverture solide et raffinée - avec beaucoup de choix de couleurs !
  • le lignage « dot » qui permet de tracer rapidement toutes sortes de figures
  • un grammage qui permet l’utilisation de feutres et d’encres sans transpercer le papier
  • les plannings annuel et mensuel déjà imprimés
  • les pages numérotées qui facilitent le travail d’indexation
  • et sa petite pochette qui permet de ranger les documents récoltés en attendant d’être classés !

J’ai animé des ateliers Bullet Journal avec des entrepreneures et si certaines ont opté pour un carnet plus « basique », histoire de faire leurs premiers pas avec cette méthode, d’autres ont également adopté d’emblée ce carnet.

Conquise par le format « dot », j’ai également pris l’habitude d’utiliser le DotPad Rhodia A3 quand je crée mes projets DIY. Les « dot » me permettent de faire facilement les croquis de mes albums, cartes etc. et le grand format me laisse très libre pour mettre toutes mes annotations (couleur, matière, etc.). Je peux remettre des tutoriels clairs et précis aux participantes de mes ateliers.

 

Pourquoi avoir choisi une « petite » boutique en ligne pour te fournir en carnets, plutôt que d’aller dans le commerce ? Qu’apprécies-tu dans le service apporté par Mille et Une Feuilles ?

J’ai beaucoup cherché sur le net où me procurer des carnets vierges pour bullet journal. Évidemment, on en trouve sur certains sites comme Amazon, mais on ne trouve pas tous les coloris, les prix sont parfois très fantaisistes et il n’y a pas de garantie de suivi. Pour mes ateliers, j’ai besoin d’avoir un fournisseur fiable, qui peut me livrer rapidement.

Et puis je n’aurais jamais découvert le DotPad ! C’est en regardant les produits proposés par Rhodia que je t’ai demandé, Stéphanie, si tu pouvais également me fournir ce produit. C’est très appréciable de savoir qu’on peut demander la perle rare !

 

Qu’est-ce qui t’as donné envie de devenir cliente de Mille et Une Feuilles ?

En fait, ce n’est pas par le papier que nous avons fait connaissance ! Je t’ai rencontrée Stéphanie à l’espace de co-working « un bureau et + », où tu présentais les fondamentaux du référencement SEO (ton autre activité !). Comme j’étais en création de mon site Youdou, j’ai souhaité approfondir mes connaissances sur le sujet et j’ai suivi ta formation sur le référencement. En parlant des besoins, nous nous sommes découvert ce point commun des beaux papiers !

 

Nous partageons en effet le même amour des beaux papiers. Raconte-nous en quoi les beaux papiers t’inspirent et te font vibrer …

Ma grand-mère était brodeuse dans une grande maison de couture et j’ai baigné dans les matières raffinées et précieuses.

Même si j’ai fait une carrière scientifique, j’ai toujours gardé en moi l’amour du travail à la main, le goût des belles matières et de l’élégance. Il y a plus de 16 ans maintenant, en voulant créer des décorations pour la chambre de mon futur petit Théo, j’ai renoué avec le plaisir de créer.

La papeterie créative (scrapbooking, carterie, home déco…) est rapidement devenue une passion et mon mode d’expression favori, permettant de me libérer des tensions du quotidien.

Avec le papier, les couleurs, motifs et textures sont infinis et je retrouve l’émotion incomparable de façonner une pièce unique de mes mains.

 

Nous apprécions beaucoup ton côté perfectionniste, cela s’accorde tellement bien avec ton activité. Peux-tu nous donner les 3 premiers vrais bons conseils pour démarrer dans la création de son bullet journal ?

Oui, c’est vrai, la perfection est mon gros défaut ! Mais avec le bullet journal, il faut justement apprendre à ne pas réussir du premier coup et peut-être tâtonner au début pour trouver l’organisation qui nous convient. Étant donné que le support est vierge, il est important de se poser les questions suivantes :

  • Comment je souhaite organiser mon activité ? On va alors créer des pages mensuelles, quotidiennes en fonction de ses besoins.
  • Qu’est ce qui m’est le plus utile au quotidien ? On se réserve alors des espaces pour noter ce qui est nécessaire.
  • Quel élément je voudrais suivre pour m’améliorer ? On peut alors faire des suivis graphiques qui aident à voir la progression.

L’organisation de mon bullet journal a évolué depuis le début et il n’est pas parfait ! Mais l’essentiel est qu’il me soit très utile pour gérer aussi bien mes activités professionnelles que personnelles.

 

Comment faut-il procéder pour s’inscrire à tes ateliers ? Où te contacter ?

Je publie mes ateliers sur mon site Youdou et on peut réserver directement en ligne. Les ateliers Bullet Journal ayant beaucoup de succès, j’essaie d’en planifier un par trimestre, le samedi après-midi en général.

Par ailleurs, j’ai lancé une formule d’atelier libre « Tout compris » les lundis et vendredis après-midi : vous venez quand vous voulez, restez le temps que vous souhaitez et faites le projet qui vous plaît !

Hélène vous a convaincu(e) ? RDV sur son site : You-dou

 

Merci Hélène !

 

Interview menée et mise en forme par Cécile Douay
Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

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Ces chefs d’entreprise qui aiment le papier et les belles matières : Paulette à Bicyclette

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Première marque française labellisée Fairmined et leader, Paulette à Bicyclette fait partie des pionniers en France en matière de joaillerie éthique. La marque propose des alliances éco-conçues en or certifié éthique et équitable, respectueux des droits humains et de l'environnement. Alliances et bagues de fiançailles sont fabriquées en France et personnalisables.

 

Mille et Une Feuilles reçoit sa fondatrice, fidèle cliente. Témoignage.

 

Bonjour Paulette ! Tu fabriques et vends des bijoux de très grande qualité, écologiques. Quels papiers as-tu trouvé chez Mille et Une Feuilles qui correspondent à l’image de marque de tes produits ? En quoi ces papiers reflètent-ils tes engagements éthiques ? Pourquoi les aimes-tu et comment les as-tu choisis ?

Nous sommes ravis d’utiliser depuis de nombreuses années le papier Éclat d'Or G-Lalo en 100 gr pour nos devis et le papier Éclat d'Or G-Lalo en 250 gr pour nos « bons cadeaux ». C’est important pour nous que ce soit du papier « made in Paris », comme nos bijoux, et écologique, dans la mesure où c’est un papier recyclé.

Nous utilisons aussi pour nos enveloppes logotypées un autre type de papier recyclé : le kraft évidemment !

 

Depuis de nombreuses années, tu restes fidèle à Mille et Une Feuilles. Pourquoi avoir choisi une « petite » boutique en ligne plutôt qu’un plus gros fournisseur ?

C’est une évidence pour moi : privilégier les petits commerçants, les liens de confiance qui se sont créés.

Nous partageons les mêmes valeurs : l’humain, le durable, la proximité avec le client, le respect de l’environnement. L’idéal serait de n’avoir que des prestataires qui partagent toutes nos valeurs et les font vivre dans leur entreprise !

 

D’ailleurs, toi et Stéphanie Rivier, c’est une longue histoire d’entrepreneuriat et d’amitié… raconte nous un peu tout ce qui vous lie !

Nous nous sommes connues il y a 10 ans, à l’époque où j’étais salariée-entrepreneure de la coopérative d’emploi Coopaname. Stéphanie a eu la riche idée de se former au référencement naturel et j’ai bénéficié de ses conseils éclairés et de ses formations pour créer et améliorer le site internet de ma marque.

Cerise sur le gâteau : Stéphanie m’a fait l’honneur de me confier la réalisation de ses alliances de mariage, des modèles sur mesure. J’ai forgé son alliance à la main, alliance de deux ors différents… un symbole fort.

 

Au-delà de tout ce qui vous rapproche et de la qualité du papier que tu commandes, qu’apprécies-tu dans le service apporté par Mille et Une Feuilles ?

Stéphanie est à l’écoute de nos besoins, elle anticipe et trouve des solutions si jamais un produit n’est plus disponible. Elle est très proactive et fiable.

 

Tu foisonnes d’idées … quels sont tes prochains projets ?

Mon projet est de faire rayonner encore davantage la joaillerie éthique et de défendre le made in France. Nous avons ouvert une boutique à Lyon en 2017 et pour 2018 nous réfléchissons activement à l’ouverture d’autres boutiques ! Nous avons également la sortie de notre nouveau site internet, dans les mois qui viennent, une sortie que nous attendons avec grande impatience.

 

Comment te contacter pour recevoir un devis (sur le superbe papier Éclat d’or !) ?

La meilleure solution pour repartir avec un joli devis papier, c’est de nous rendre visite dans l’une de nos boutiques, où vous pourrez faire l’expérience de notre accueil client très humain et chaleureux.

 

Paulette vous a mis l’eau à la bouche ? Retrouvez ses magnifiques bijoux sur son site Paulette-a-bicyclette.com ou dans l’un de ses show-rooms à Paris Bastille ou à Lyon Croix Rousse.

 

Merci Paulette !

 

Interview menée et mise en forme par Cécile Douay
Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles
 

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