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Papier plaisirs et émotions #1 : le plaisir d'écrire

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Qui n’a pas vibré à la réception d’une lettre ou d’une carte postale ? Qui n’a pas frissonné à la lecture d’un roman ? Qui n’a pas succombé au plaisir de laisser glisser son pinceau sur une feuille ?

Le papier sous toutes ses formes procure du plaisir et des émotions, cela n’est plus à prouver … C’est pour les partager avec vous que cet été, votre papeterie créative vous embarque dans un voyage des 5 sens, au pays du papier. Attention, émotions garanties !

Écrire à la main, avec un stylo, est bien plus intense que de taper à l’ordinateur. C’est en fait un tout autre procédé, car le bras étant le prolongement du cœur, la main se fait la traductrice de l’âme. Écrire, c’est coucher sur le papier ce que l’on a là, tout au fond de soi.

 

Créer l’émotion par l’écriture

Prenez un cahier, dans un beau papier, qui au toucher vous procure du plaisir. Puis écrivez … Écoutez le bruit de la plume sur le papier, observez les courbes de vos lettres … Qu’écrivez-vous ?

Plaisir d’écrire, de créer l’émotion par les mots d’une lettre d’amour, d’un poème, d’une enquête policière … Tout un chacun, professionnel de l’écriture ou pas, peut devenir faiseurs d’émotions ...

 

L’art d’entretenir une correspondance

Un instant hors du temps, faire une pause, s’installer au soleil avec un grand verre de jus de fruit frais. Choisir d’écrire une lettre plutôt qu’un e-mail … sur un joli papier au grammage épais. Donner des nouvelles, partager un rêve, confier un chagrin, se dire qu’on se manque. Penser au plaisir que ces mots procureront à son destinataire …

La correspondance est un plaisir, partagé d’autant plus fortement qu’il s’inscrit dans le temps : temps de l’écriture, temps de la réception, temps de la lecture. Un véritable délice : écrire à l’autre, c’est se faire du bien et faire du bien autour de soi !

 

Les messages du cœur

Écrire un faire-part, une carte de remerciement. Dans les grands moments de la vie, le papier et les mots qu’on y pose tiennent une place de choix. Et pour accompagner le message, on pourra choisir un papier chic, original, de couleur, une texture particulière : douce, naturelle, rugueuse, épaisse, nervurée, rainurée … selon la sensation recherchée.

 

Écrire pour se libérer et se comprendre soi-même

Ouvrez votre carnet d’introspection ou votre journal intime. C’est l’heure de vos confessions secrètes…

Outil privilégié du développement personnel, l’écriture est un acte libérateur en soi : coucher sur le papier ses objectifs, ses envies, ses intentions ; faire le bilan de sa journée, de son année ; partir en réflexion personnelle pour se transformer et s’améliorer.

Écrire permet aussi de débloquer ce qui étouffe au fond de soi, de vivre sainement ses émotions : déverser sa colère, son stress, ses rancœurs par écrit … n’est-ce pas mieux que de se défouler sur les autres ?

Écrire est une façon de partir à la découverte de soi, pour les adultes, les ados comme les enfants !

 

Insertion, lien social et réflexion

Savoir écrire - comme savoir lire - est indispensable à qui veux s’insérer, se débrouiller, tout simplement vivre dans notre société. Et bien plus encore, c’est un outil de réflexion.

À la pointe du stylo, les idées apparaissent. Puis on organise, on flèche, on annote, on relie. La pensée évolue au rythme des ratures, des modifications et des ajouts. L’écriture permet d’organiser sa pensée, d’imaginer, de se projeter, de mettre en perspective, de démontrer … Un vrai pouvoir d’extraction de la pensée unique véhiculée par les médias.

 

Des supports d’écriture pour tous les goûts

Qu’on se le dise, l’écriture a le vent en poupe ! Il n’y a qu’à constater la multitude des supports qui s’offrent à vous pour laisser libre court à ce que vous avez à dire : carnets de voyage, enveloppes, bristols, agendas, cahiers, carnets de tous formats... N’oubliez surtout pas celui qui ne vous quittera sous aucun prétexte afin d’y consigner vos idées où que vous soyez.

 

Place à la créativité !

Pour le plaisir des yeux, amusez-vous avec les couleurs ! Pour l’encre, pensez à l’or, à l’argent et à toutes les teintes nacrées idéales pour les cartes d’invitation, les cartes de fête ou d’anniversaire. Idem pour le papier qui se décline en une variété infinie de coloris. Un petit tour dans notre boutique vous me prouvera !

Sans oublier les odeurs, qui s’invitent autant dans les encres que dans les papiers, parfumés à la rose, à la lavande ou à la mandarine. Et la petite astuce romantique à souhait, qui est de vaporiser sur le papier votre parfum préféré…

 

Écrire, une bulle à soi, une parenthèse hors du monde, le plaisir de s’aérer l’esprit. Attention, vous pourriez bien devenir addict de ce bonheur tout simple !

 

Mise en mots par Cécile Douay

Rédactrice Web pour Mille et Une Feuilles

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La Grande Histoire du scrapbooking

Si les pionniers du scrapbooking en France pratiquent leur loisir créatif favori depuis une dizaine d'années, il ne faudrait pas pour autant en conclure qu’il s’agit d’une nouvelle mode… Rendez-vous compte que le plus ancien livre de scrapbooking serait allemand et daté de la fin du XVIIe siècle, c’est-à-dire avant même que le mot existe ! Ce dernier apparaît en 1825 dans une revue anglaise consacrée (déjà) aux outils et méthodes de ce nouvel "art populaire".

Scrapbooking.gifLe scrapbooking permet à chacun d’exprimer sa fibre artistique. Pas besoin d’avoir fait les Beaux Arts ni de disposer de machines sophistiquées, le scrap se réalise avant tout avec "ce que l’on a sous la main". La composition - sur une feuille, un livret ou un album - représente un souvenir : des éléments "témoins" (une photo, un billet de spectacle, un dessin d'enfant…) que l’on associe à un commentaire, une date, des noms des personnes… (ce que l'on appelle le "journaling") et surtout à une émotion. Une grande liberté artistique peut alors s'exprimer, en utilisant de multiples papiers de création et accessoires de scrapbooking : perforation, embossage, lettres, adhésifs, embellissements, œillets, … qui de nos jours ne se trouvent plus au fond des placards, mais à profusion dans les boutiques de loisirs créatifs comme Mille et Une Feuilles.

 

Remontée dans le temps…

Dès le XVIIIe siècle, avant même l’avènement de la photo, cette activité, nommée "common-place book" aux Etats-Unis, occupe aussi bien les hommes que les femmes de "la bonne société". Ils y écrivent des citations, des recettes, dessinent, collent des articles de journaux, des images, des fleurs séchées, des points de tricot... Thomas Jefferson (1743-1826) lui-même, tenait son "common place book" : le père fondateur des États-Unis collait, entre autres, tous les articles de journaux relatifs à son mandat présidentiel dans un livret à reliure de cuir.

Au XIXe siècle, le scrapbooking évolue en intégrant les nouvelles techniques, notamment la photographie et les nouveaux matériaux. La vocation même des albums se diversifie : il n’y a plus seulement des albums souvenirs, mais aussi des livres d’amitié, des albums purement décoratifs et des recueils pratiques. Les scrappeurs évoluent eux-aussi : ce sont désormais quasi exclusivement des femmes, la Reine Victoria en tête !

Cet âge d’or s’interrompt avec la 1ère Guerre Mondiale. Mais le scrapbooking va ensuite retrouver toute sa vitalité grâce… à la religion ! Celle des Mormons, surtout, férus de généalogie, qui ont utilisé le scrapbooking pour transmettre leurs valeurs familiales en même temps que les souvenirs familiaux. Idée suivie par les autres religions fondamentalistes des États-Unis : le scrapbooking est alors considéré comme un "acte religieux".

En 1980, la mormone Marielen Christiansen publie le premier ouvrage moderne de scrapbooking : "Keeping Memories Alive". Son entreprise, du même nom, a pour devise : We Invented Scrapbooking. L’engouement du public est immédiat. Le scrapbooking, conservé dans le giron mormon pendant près d’un siècle, passionne tous les Américains et perd alors son caractère religieux. Le phénomène gagne l'Europe dans les années 2000 et l’engouement ne cesse de grandir, porté par la facilité de se procurer les fournitures adaptées. Véritable phénomène de société, le scrapbooking est l’objet de réunions, les "Croppin parties", où les scrappeuses échangent techniques, idées, astuces et bonnes adresses.

Nous en sommes désormais à l'ère du Digital Scrap qui garde le même principe, mais avec des outils virtuels. Nul doute que les deux techniques, manuelle et numérique, continuent à coexister, tant elles présentent des intérêts différents et une source inépuisable de créativité pour les scrapbookeurs.

Parfois remplacé par les termes francisés "collimage" ou "créacollage" (surtout au Québec), le scrapbooking reste une activité moderne, car elle sait intégrer toutes les nouveautés. Au point même de voir en 2006 la création d'une école de scrapbooking à Lyon. Elevé au rang d’art décoratif, sans âge et pour tous les âges, le scrapbooking est intemporel… et pour longtemps !

 

Cécile d’Orthozen

Référencement et rédaction web

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