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Le papier à dessin : papier des beaux-arts, papier des artistes

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En cette rentrée des Beaux-Arts, votre papeterie créative Mille et Une Feuilles avait naturellement envie de vous parler de papier à dessin.

L'artiste, pour donner à sa création toute sa puissance, devra choisir judicieusement son support papier. Car c'est avec le contraste entre la feuille de papier et la matière qu'il pourra s'exprimer.

Selon la technique utilisée, sèche ou humide, la dureté de son instrument de dessin, il optera pour différentes textures de papiers, du papier blanc ou teinté, qui permettront des expressions différentes, plus ou moins de force, plus ou moins de finesse...

S'il dessine au crayon ou au pastel, l'artiste prendra un papier texturé capable de retenir les fines particules. S'il utilise l'encre ou la plume, il préfèrera un papier lisse. Pour les lavis, il utilisera un papier résistant à l'eau, pour la lithographie et la sérigraphie, un vélin à grain. L'aquarelliste appréciera quant à lui un papier de fort grammage qui supportera l'eau et les reprises, encollé dans la masse ou gélatiné afin que les pigments restent à la surface.

Les papiers à dessin en pur chiffon assureront la pérennité de l'œuvre. Les vélins et papiers d'art encollés à la gélatine animale resteront blancs, résisteront à l'humidité, à la pollution et aux manipulations. Tandis que les papiers à pâte chimique deviendront cassants et ceux imprégnés d'azurant optique jauniront.

De grands artistes utilisèrent des papiers à dessin Canson, jouant avec leurs différentes textures, leurs grains et leur transparence pour exprimer leur créativité.

Parmi eux...

Edgar Degas

Dans sa série de tableaux consacrée aux danseurs, il utilisa le pastel sur vélin Montgolfier. A travers son oeuvre, il concilia impressionnisme et rigueur classique. Ses thèmes fétiches étaient la danse, le théâtre et les courses de chevaux.

Pablo Picasso

Artiste d'avant-garde, il expérimenta le cubisme, le primitivisme, le surréalisme, le néo-classicisme et l’abstraction. Lui aussi choisit des papiers Canson, tel le vergé.

Marc Chagall

Considéré par André Breton comme précurseur du  surréalisme, il produisit des oeuvres très personnelles empreintes de poésie et de merveilleux, beaucoup issues de ses souvenirs d'enfance. L’Opéra de Paris, le siège de l’ONU, le Parlement israélien lui passèrent commande. Il travailla par exemple le crayon, l'encre de Chine et le lavis sur papier vélin Montgolfier.

 

Et vous, artistes, quel est votre papier d'art fétiche ?

 

Cécile Douay

Rédactrice de site

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Mille et Une Feuilles : une papeterie en ligne, la passion du papier et 8 bougies à souffler

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L'an dernier pour ses 7 ans, Mille et Une Feuilles présentait une nouvelle version de sa boutique en ligne. Bien plus qu'un relooking, il s'agissait d'une nouvelle identité et d'un positionnement plus affirmé, incarné dans une base-line pleine de sens : "Mille et Une Feuilles, la papeterie aux racines de votre créativité".

Au quotidien, ce slogan s'applique dans notre service de qualité et notre engagement éthique, appréciés de nos clients particuliers et professionnels. Ainsi qu'en partageant notre amour pour le papier, afin de vous apporter toujours plus de plaisir et d'informations enrichissantes.

 

Comment le faisons-nous ?

  • A travers nos newsletters truffées d'informations et d'astuces

La newsletter de Mille et Une Feuilles est à l'opposé de l'e-mailing publicitaire. Jamais, nous ne spammons vos boîtes de réception de pseudo-promos à couper le souffle ... au contraire, nous avons choisi d'y déposer les articles que nous publions tous les mois sur le blog : des sujets de fond, des articles engagés, des découvertes culturelles, des conseils pour bien choisir vos articles de papeterie ... une vraie plongée dans l'Univers Papier dédiée aux férus de culture et à ceux pour qui "consommer en conscience" n'est pas un vain mot.

Cela vous tente ? Inscrivez-vous à notre newsletter ! Et découvrez sur notre blog ce qui vous attend.

 

  • Sur notre profil Pinterest riche d'inspirations et d'outils créatifs

Les tableaux Pinterest de Mille et Une Feuilles sont très consultés. Et pour cause, on y trouve de multiples inspirations artistiques liées au papier : des vêtements en papier, des oeuvres d'artistes, des sculptures en papier, les tendances du papier... Pour les adeptes de loisirs créatifs, plusieurs centaines de DIY, pour Noël et les cartes de voeux par exemple, et pas moins de 301 modèles de mandalas à imprimer et colorier !

Pour une immersion au coeur de la beauté du papier, c'est par ici : www.pinterest.com/1001feuilles/

pinterest-1001feuilles

 

  • En partageant avec vous notre passion du papier et de la création sur notre page Facebook

Nous savons que ce vous attendez d'une page Facebook de marque, c'est bien plus que de l'auto-promotion et des codes de réduction ! Alors Mille et Une Feuilles a fait de sa page un espace d'informations et d'idées sur le monde du papier et de la création. Des reportages, des conseils, des idées de visites, de l'insolite aussi... c'est certain, on apprend énormément en s'abonnant à notre page Facebook. De quoi satisfaire les plus curieux !

Venez réagir et partager avec nous sur www.facebook.com/milleetunefeuilles, nous vous attendons !

facebook-milleetunefeuilles

 

 

Bon anniversaire Mille et Une Feuilles !

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Rentrée scolaire : pensez à la santé de vos enfants, choisissez des fournitures non toxiques

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En cette veille de rentrée d'école, en pleine période d'achats de fournitures scolaires, nous vous invitons à nouveau à cette prise de conscience.

Connaissez-vous réellement les substances contenues dans tous ces produits quotidiennement maniés, portés à la bouche et mâchouillés par vos enfants ? Vernis, solvants, plastiques, métaux lourds, conservateurs dont ils sont faits sont régulièrement pointés du doigt pour leur nocivité. Désormais, on comprend pourquoi préserver la santé de nos enfants passe aussi par un choix de fournitures scolaires saines.
 

Des fournitures scolaires respectueuses de la santé de nos enfants, qu'est-ce que c'est ?

- Des cahiers sans colle. Evitez les cahiers reliés avec de la colle et choisissez des cahiers à spirales ou à broches, et encore mieux, des cahiers en papier recyclé qui vous permettront en plus de faire un geste pour la planète. D'une manière générale, pour tous vos articles de papeterie, privilégiez l'écolabel NF Environnement ou Ange Bleu. Vous retrouverez tous nos conseils détaillés dans notre fiche : Comment choisir des cahiers qui respectent la santé de vos enfants et de la planète.

- De la colle sans solvant. Les colles renferment des liants, des solvants volatiles comme l'acétone, le toluène, le formaldéhyde, des additifs de conservation, d’accélération de séchage et des épaississants. Pour éviter tous ces indésirables, achetez de la colle en tube à base d’eau ou de matière végétale. Préférez des tubes fabriqués en plastique recyclé et rechargeables.

- Une gomme sans colorant et sans PVC. Pour éviter les phtalates utilisés pour donner de la plasticité, choisissez une gomme en caoutchouc naturel et non colorée.

- Du matériel de bureau sans plastiques. Ces substances sont destinées à rendre les objets souples, incassables et esthétiques. Pensez plutôt aux règles, taille-crayons, compas ...  en matières durables comme le bois et le métal.

- Des crayons sans vernis. Les crayons sont souvent colorés à l'aide de vernis et de métaux lourds. Achetez donc des crayons en bois non laqués ni teintés, si possible labellisés FSC, certifiant qu'ils ont été fabriqués grâce à des forêts gérées durablement.

- Des stylos sans métaux lourds. Pour éviter les revêtements de stylos contenant cadmium, mercure, plomb ou chrome, privilégiez les stylos rechargeables et en plastique recyclé.

- Des feutres et des surligneurs sans conservateurs ni solvants. Les substances à proscrire sont le formaldéhyde, le toluène, le xylène, l'aldéhyde, les phénols chlorés et l’aniline, la pyranine. Optez alors pour des feutres et des surligneurs lavables et à base d'eau, sans parfum.

- Des correcteurs sans substance chimique dangereuse. Pour éviter les solvants et les substances chimiques dangereuses, repérez les pictogrammes "danger" : la croix symbolisant les produits irritants et le petit feu indiquant les produits inflammables. Et choisissez à la place des produits à l’eau et sans solvant.

- De la peinture sans solvant ni formaldéhyde. Les peintures à l’eau et avec des colorants alimentaires vous garantiront la sécurité de vos enfants. Sachez aussi que les peintures doivent répondre à la norme européenne EN-71-3 ou EN-71-7 ou CE.

- Une trousse sans phtalates et sans métaux lourds. Le tannage chimique du cuir induit l'utilisation d'arsenic, de zinc, de cadmium, de chrome… Préférez une trousse en tissu ou en fibre végétale naturelle.

- Un cartable sans phtalates. Leurs effets néfastes sur la santé ne sont plus à démontrer. Oubliez les arguments esthétiques et marketing et optez pour un cartable ou un sac à dos en fibres 100 % naturelles, comme le chanvre biologique.
 

Respecter à la fois la santé de nos enfants et celle la planète, c'est possible !

- En achetant en priorité des produits et des papiers labellisés et/ou recyclables.

- En repérant les produits siglés "PVC" pour éviter les phtalates, "06" pour éviter le polystyrène et "07" pour éviter le polycarbonate.

- En apprenant à recycler les fournitures scolaires pour ne pas avoir à réinvestir chaque année. Pour cela, retrouvez de nombreuses idées dans nos fiches conseils :

Nos idées pour recycler vos fournitures scolaires restantes
Nos idées pour redonner vie à vos fournitures scolaires restantes
Se constituer une réserve de fournitures scolaires

Enfin, pour des conseils approfondis, n'hésitez pas à vous reporter à notre fiche complète :

Pourquoi et comment choisir des fournitures scolaires écologiques

 

EN CADEAU : un code promo spécial pour acheter vos cahiers en papier recyclé chez Mille et Une Feuilles

Pour accompagner ces bonnes paroles, il nous paraît naturel de vous offrir ce cadeau :

Grâce au code "forever", une réduction de 10% sur toute commande contenant au moins un cahier Forever : un cahier en papier recyclé qui vous permettra de prendre soin de la planète et de votre enfant !

 

Bons et sains achats de rentrée à vous !

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Art thérapie : Jeannette Leray et le charme du kirigami

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Mille et Une Feuilles - Bonjour Jeannette. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, votre parcours ?

Jeannette Leray - Bonjour, j'ai 61 ans, en retraite depuis quelques mois. Auparavant, j 'étais infirmière dans le service de pédiatrie de l'hôpital Saint Camille à Bry-sur-Marne.

Mes loisirs préférés ont toujours été des activités manuelles, que je partage avec mes 4 enfants : le dessin, la peinture, le canevas, le tricot, la peinture sur soie ...

Je profite maintenant de mon temps libre en m'occupant de mes petits-enfants et de ma passion : le kirigami, que j'ai découvert au Salon des Artistes organisé sur mon lieu de travail en octobre 2012. Je ne pouvais pas rester ignorante de cet art, alors je me suis équipée de manuels d'apprentissage et une collègue m'a appris les bases du découpage.

 

Mille et Une Feuilles - Expliquez-nous en quoi consiste le kirigami.

Jeannette Leray - Au Japon, le terme de kirigami désigne l'art du découpage du papier. Kiri vient de Kiru : couper et Gami : papier. Aujourd'hui, le terme de kirigami est communément associé à l'art du papier découpé et plié dont le pop-up est le dérivé. Il se pratique à l’aide d’un scalpel.

 

Mille et Une Feuilles - Pratiquez-vous le kirigami seule ou en groupe ? Proposez-vous des ateliers, des tutos ?

Jeannette Leray - Je  pratique souvent seule le kirigami, parfois avec mes petits-enfants. J'utilise alors des petits ciseaux pointus, leur âge ne permettant pas l'utilisation du scalpel.

Aujourd’hui, je souhaite faire découvrir à tous l'univers enchanteur du découpage ! J'aimerais organiser des ateliers pour transmettre mon savoir et aussi travailler en groupe. Les réseaux sociaux permettent de nombreux échanges, le partage de tutos et de nombreux conseils.

 

Mille et Une Feuilles - Le kirigami est parfois utilisé comme support d’art-thérapie. Selon vous, comment cette activité créative peut-elle aider les gens à aller mieux, à se recentrer ?

Jeannette Leray - Le kirigami, comme toute autre activité créative, peut être utilisé pour mieux se connaître, maîtriser l'angoisse, surmonter les douleurs morales ou physiques. L'apprentissage et la création laissent place à l'imagination, à la libre expression. Cela aide l’enfant à prendre confiance en lui, à grandir. Il développe son esprit créatif et inventif.

 

Mille et Une Feuilles - Utilisez-vous le papier pour d’autres types de créations ?

Jeannette Leray - J'utilise le papier pour faire des mobiles, des boîtes de dragées, des faire-parts, des cartes de vœux, de la décoration de table, des photophores et des maquettes.

 

kirigami-carte-pop-upMille et Une Feuilles - Terminons par un petit tour sur la boutique de Mille et Une Feuilles. Dans la rubrique « papiers de création », quels papiers choisiriez-vous pour la pratique du kirigami ?

Jeannette Leray - Pendant la période d'apprentissage, il faut utiliser du papier 90 gr. Dès que l'on maîtrise la découpe au scalpel, on utilise un grammage supérieur de 160 ou 170 gr pour la bonne tenue du kirigami. On peut choisir indifféremment du papier blanc, noir ou de couleur.

Pour la couverture des cartes, il faut laisser libre cours à son imagination, que ce soit pour la couleur ou la qualité du papier. On peut alors opter pour du papier Vergé, métallisé, pailleté, parchemin ou du papier matière.

Enfin, j'utilise aussi le papier calque pour reporter les tutos.

 

Merci Jeannette !

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Art thérapie : Eric Singelin et la magie du “pop-up”

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Mille et Une Feuilles - Bonjour Éric. Une question me taraude depuis que Stéphanie m’a parlé de vous … Qu’est-ce qu’un ingénieur papier ?

Éric Singelin - Un ingénieur papier est quelqu'un qui conçoit des livres animés, dit "pop-up", souvent en collaboration avec un auteur et un illustrateur.

Ce sont des livres dont les pages se déploient en trois dimensions grâce à des systèmes de pliages et de découpes.

Le mot "ingénieur papier" est la traduction littérale du mot anglais "paper engineer". Mais nous ne sommes pas pour autant des ingénieurs au sens où on l'entend communément. Ce terme est parfois remplacé par "designer papier", qui correspond mieux à la réalité. Nous travaillons la mise en scène du papier à l'échelle d'une double page.


Mille et Une Feuilles - D’où vient votre amour pour le papier et comment l’exprimez-vous ?

Éric Singelin - J'ai toujours été entouré de livres, de textes et d'images et j'ai toujours dessiné. Forcément, cela rend sensible au papier, à sa couleur, sa texture, sa transparence. Par la suite, le travail du pli m'a permis de créer du volume, donc de la lumière et même du mouvement.


Mille et Une Feuilles - Expliquez-nous plus particulièrement la technique du pop-up et des livres à systèmes que vous développez.

Eric Singelin - Le Pop-up consiste à faire surgir du volume à l'intérieur d'un livre ou même d'une carte et donc à créer un effet de surprise. Les plis doivent permettre à l'architecture de papier de se déployer, mais également de se replier à l'intérieur de la double page, sans en déborder. Le papier est un matériau très précieux, car il garde la mémoire du pli. Et même si j'utilise la géométrie pour créer des patrons de découpe, sa souplesse autorise parfois l'imprécision ou le hasard.

Il est aussi possible de créer des animations en deux dimensions. Grâce à une tirette, on va actionner un mécanisme de papier glissé sous la page et créer du mouvement en surface, en corrélation avec l'illustration.

 

Mille et Une Feuilles - Vous animez des ateliers créatifs auprès d’enfants. En quoi consistent-ils ?

Éric Singelin - Je leur propose une initiation aux techniques du livre animé. Parfois de manière totalement libre, parfois en rapport avec un sujet (art, architecture, littérature...). L'idée est qu'ils puissent s'approprier rapidement les techniques pour pouvoir inventer leurs propres cartes pop-up. Et cela sans utilisation d'outils ou de savoirs mathématiques, afin de ne pas exclure ceux qui auraient des problèmes scolaires. Il n'est pas non plus nécessaire d'être bon en dessin. Du papier, des ciseaux et un peu de colle, cela suffit.

La couleur du papier teinté dans la masse est intense et couper à l'intérieur est jubilatoire. En général, à la fin d'un atelier, chaque participant a un résultat différent. On peut déjà percevoir leur sensibilité propre à travers leur utilisation des formes, de la couleur, de la composition de l'espace.


Mille et Une Feuilles - Considérez-vous cette activité avec les enfants comme de l’art-thérapie ? Comment ces ateliers les aident-ils ?

Éric Singelin - Je ne sais pas si je pourrais employer ce terme à proprement parler. Il est clair que mon intention est de leur faire découvrir quelque chose, mais surtout de leur amener du bien-être, leur ouvrir des possibilités.

Le pop-up est quelque chose de magique : transformer le papier de deux à trois dimensions. Et pour cette raison, cela peut être intimidant pour quelqu'un qui n'en a jamais fait. Les enfants sont amenés à surpasser cette peur et à réaliser quelque chose qui leur paraissait impossible deux heures auparavant.

Cela est donc très bénéfique pour leur confiance en eux-mêmes. Et cela ne s'arrête pas là, car régulièrement à la fin de l’atelier, ils me confient qu'ils vont transmettre et partager ce savoir avec leur famille ou leurs amis.

Il m'est aussi arrivé de travailler avec des jeunes en réinsertion ou avec des personnes âgées. C'est un peu la même chose : prouver que l'on peut réussir alors que l'on est en situation d'échec, s'étonner soi-même alors que l'on pense qu'il est trop tard pour apprendre.

 

carte-pop-up-singelinMille et Une Feuilles - Comment vous contacter pour organiser un atelier et qui peut y participer ?

Éric Singelin - On peut me contacter par e-mail ou par téléphone, toutes mes coordonnées sont sur mon blog : http://eric-singelin.blogspot.fr/.

Les ateliers sont ouverts à tous, aux enfants à partir de 7 ans, mais aussi aux adultes.

 

Mille et Une Feuilles - Vous êtes client de Mille et Une Feuilles. Pourquoi avez-vous choisi notre boutique ? Quels types de papiers y commandez-vous ?

Éric Singelin - Je sais que je peux toujours compter sur l'expertise et la réactivité de Stéphanie. J’apprécie notamment le papier Forever, Pollen et le Bicolore Maildor.

 

Merci Eric !

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Art thérapie : Brigitte Barateau et le pouvoir du collage

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Mille et Une Feuilles - Bonjour Brigitte. Sur votre site www.treflerele.fr, vous vous définissez comme « artiste, médiatrice en créativité, catalysatrice de changement ». Expliquez-nous votre rôle, votre vision et ce qui vous anime.

Brigitte Barateau - Après avoir vu par moi-même que l’on pouvait s’exprimer, parler de soi sans entrer au fond de sa propre histoire, j’ai cherché des moyens d’expression autre que la parole et j’ai découvert le collage. J’ai vérifié  son effet sur d’autres personnes, en prison notamment. Ensuite, il était évident que je me devais de le transmettre et de le partager.

Les images qui nous attirent portent nos attentes, nos craintes, nos croyances. Déchirer, décomposer, recomposer, recoller, raconter… un collage figure notre propre image en morceaux que nous essayons de contenir puis de transformer.

Médiatrice signifie dans le cadre de mon activité que chaque participant peut s’approprier l’outil du collage par la transmission de savoirs. Catalysatrice au sens chimique du terme, que ma présence et mon intervention conduisent le participant à s’exprimer par le collage, à lâcher prise pour mettre ensuite des mots.

 

Mille et Une Feuilles - Comment travaillez-vous avec le papier ? Comment ce support s’intège-t-il dans vos activités ?

Brigitte Barateau - Le papier, ou plus précisément l’image, est mon outil principal. Dans les collages que je réalise personnellement, je ne cherche pas une image, je feuillette des journaux et des magazines et les images m’attirent. Je les décompose et les recompose sans thème prédéfini à l’avance, sans composition au sens où je laisse mes pensées vagabonder en même temps. Moins je contrôle, plus l’inconscient se faufile surtout quand il y a du carton ondulé, car je perds de vue ce que je colle. Et cette contrainte permet le lâcher prise.

Avec les cartes (j’anime aussi des ateliers de jeux de cartes associatives), les images sont omniprésentes. C’est avec leur représentation que se raconte des histoires fausses à l’extérieur et vraies à l’intérieur. J’ai fabriqué aussi des jeux avec du carton et des phrases découpées dans les magazines. La couleur et la texture sont importantes dans un jeu de cartes.

 

Mille et Une Feuilles - Parlons plus particulièrement du collage. Selon vous, qu’est-ce qui en fait un outil puissant ?

Brigitte Barateau - Se laisser choisir par une image, quelle qu’elle soit sans censure, c’est laisser advenir ce qui vient se dire là. C’est voir, comprendre (au sens de prendre avec) les pensées qui surgissent ici et maintenant par les images. Un exercice à la fois cathartique, méditatif et créatif. Dans la récupération de papiers il y a la notion de transformation au sens alchimique du terme, transformer ses émotions, passer de l’ombre à la lumière.

 

Mille et Une Feuilles - Quel lien faites-vous entre le collage et l’art-thérapie ? En quoi le collage est-il source d’épanouissement personnel ?

Brigitte Barateau - Dans l’art thérapie il y a la notion de soin, je m’adresse à ceux qui sont curieux de leur propre nature.

S’ouvrir avec le collage, c’est apprendre à être bienveillant vis-à-vis de soi-même. Etre pleinement soi s’adresse à tous. Développer son potentiel créatif, c’est penser sa confiance en soi, c’est ouvrir son esprit à l’imprévu, lâcher prise d’un résultat en laissant aller son imagination…

 

Mille et Une Feuilles - Vous intervenez auprès de personnes en milieu carcéral, en centre social. Comment le collage peut-il aider ces personnes ? Avez-vous une anecdote, un moment fort à partager ?

Brigitte Barateau - Un jeune détenu de 18 ans arrive à l’atelier collage après un parloir avocat. Il sait maintenant ce qu’il risque vraiment. Son collage ce jour- là ne comprend que des images de pierres, de mur, pas un personnage. Il colle, colle jusqu’au dernier morceau découpé et se lève pour partir sans un mot.

Un autre s’est aperçu en regardant son collage terminé qu’il y avait des yeux partout, dont un en plein centre. L’œilleton de la cellule?

En centre social, un atelier de femmes autour de la violence a révélé des images très fortes qui ont pris leur sens une fois collées.

On ne découpe pas une image par hasard. Le collage permet l’expression des ressentis, sans la censure des mots. A condition d’accepter de ne pas vouloir faire un beau tableau. Moins on possède les mots, plus on lâche le mental, plus les émotions sont à fleur de peau, plus les images sont parlantes. 

 

Art thérapie : Brigitte Barateau et le pouvoir du collageMille et Une Feuilles - Dans quel(s) autre(s) cadre(s) intervenez-vous ? Utilisez-vous le collage pour des accompagnements personnels ou seulement en groupe ? Comment vous contacter pour organiser un atelier collage ?

Brigitte Barateau - Depuis ma découverte des jeux de cartes associatives, qui sont composées d’images ou de mots, j’utilise moins les collages en groupe. Par contre j’utilise mes collages comme support à l’expression. Réaliser un collage à plusieurs est aussi une dynamique très intéressante : quelle place je m’accorde ? Comment j’occupe l’espace, comment j’envahis l’espace de l’autre ?

Sur mon blog, les dates des ateliers cartes sont annoncées et aussi comment me contacter : www.treflerele.fr.

 

Mille et Une Feuilles - Terminons par un petit tour sur la boutique de Mille et Une Feuilles. Dans la rubrique « papiers de création », quels papiers choisiriez-vous pour du collage ?

Brigitte Barateau - Les papiers qui m’attirent sont les papiers qui ont de l’épaisseur, que l’on peut froisser, tordre, plier, gratter… je découpe peu aux ciseaux, je préfère déchirer pour laisser voir les déchirures. Donc ce sera le papier parchemin, le papier matière et pourquoi pas le papier pailleté !

 

Merci Brigitte !

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Du coloriage à l’art thérapie

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Depuis combien de temps n’avez-vous pas colorié ? Oui, colorié ! Un dessin en noir et blanc, des espaces vides, des crayons de couleurs. Tout simplement… Et pas juste pour passer le temps, bien au contraire !

Si les coloriages pour adulte sont actuellement en vogue, c’est qu’ils aident à combattre le stress et la dépression. Et bien plus encore.

Les mandalas par exemple, venus des traditions hindouistes et bouddhistes, proposent un exercice de pleine conscience, un retour sur soi, une forme de méditation. En se concentrant sur les formes et le choix des couleurs, celui qui colorie peut y mettre une intention, travailler sur lui-même, ses désirs profonds et son monde intérieur.

Par la visualisation et la prise de recul, le pouvoir des mandalas est fabuleux. Ce qui compte n’est pas le résultat final, mais la démarche au cours de laquelle les pensées vont et viennent, sans nous envahir.

« Symboliquement, colorier, c'est prendre la main sur une œuvre et par extension sur soi », explique Jérôme Bloch, directeur du studio "Hommes" au sein du cabinet de tendances Nelly Rodi.

Le psychiatre Jung, lui-même passionné de mandalas, s’en servait pour ses vertus de « re-centration de la psyché, de mise en ordre de soi par rapport à ses propres tensions intérieures, de dialogue entre le soi intérieur et le monde externe ».

On atteint là les frontières de l’art-thérapie.

« Pour parler d'art-thérapie ou tout simplement de thérapie, il faut qu'il y ait une démarche qui aille plus loin que le simple fait de colorier, un accompagnement par un professionnel, lequel sait où il souhaite emmener ses patients. Le coloriage en soi n'est alors qu'un support, comme la danse, la peinture, etc ». Précise Nathalie Renault, art-thérapeute.

 

Prendre contact avec sa vie intérieure et se transformer positivement

L’art-thérapie – ou plutôt devrions-nous dire « la thérapie par l’art » - permet de traiter de nombreux troubles par la méthode douce. Toute forme d’art peut être explorée : dessin, peinture, collage, sculpture, poterie, mosaïque, danse, musique…

Il ne s’agit pas là de développer ou d’utiliser ses dons artistiques, mais de libérer sa créativité et son imagination, d’utiliser l’art comme moyen d'expression de son intériorité, de ses émotions, ses pensées, son intuition, ses sentiments, ses aspirations...

A travers la création artistique, la personne peut exprimer ce qu’elle ne parvient pas à verbaliser. Elle pourra atteindre des résultats en termes d’affirmation de soi, de bien-être, d’éveil de la créativité, d’autonomie, de liberté, de gestion des émotions, de lâcher-prise, de gestion du stress, de réduction de l'anxiété…

L’art thérapie s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants, aux personnes malades, en hôpital psychiatrique, en difficultés sociales, aux délinquants…

Le rôle du thérapeute est d’accompagner le patient dans son travail créatif, de lui donner une impulsion de création, le guider vers les chemins possibles. Sans interpréter, sans juger. Discrètement, il incite le patient à plus de profondeur et à lâcher prise afin de l’amener à des prises de consciences et à comprendre le sens de sa production.

C’est ce type de travail que nous vous proposons de découvrir prochainement, à travers trois portraits de professionnels qui utilisent le papier pour de la thérapie par l’art…

 

Rendez-vous bientôt avec Brigitte Barateau, qui utilise le collage comme support d’art thérapie !

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Tous ces papiers éphémères (11) : le papier aluminium

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Il en porte le nom, mais ce n’est pas du papier ! D’ailleurs, il est plus juste de parler de feuille d’aluminium.

Arrivé à la fin des années 1920 aux États-Unis, puis au milieu des années 1930 en Europe, le papier d'aluminium a rapidement séduit tous les foyers par la multiplicité de ses utilisations, ses performances thermiques et ses qualités hygiéniques.

On l’utilise bien évidemment à la cuisine pour emballer, conserver, protéger et cuire. Mais ce n’est pas tout ! On peut aussi s’en servir pour la décoration, comme réflecteur de chaleur, en guise d'épouvantail, dans la construction, les transports, l’électroménager, les équipements électriques et électroniques, la machinerie, l’imprimerie et pour des utilisations médicales.

 

De la bauxite à la feuille d’aluminium

Après l'oxygène et le silicium, l'aluminium est le troisième élément le plus abondant de l'écorce terrestre, issu du raffinage de la bauxite. De ce minerai, on obtient d’abord l'alumine, du pur oxyde d'aluminium. Puis, en faisant traverser un courant électrique dans l’alumine, on produit l'aluminium métal. C’est ce qu’on appelle la réduction électrolytique.

Pour fabriquer la feuille d’aluminium, on fait passer des plaques plusieurs fois au laminoir.

Il existe pour cela deux méthodes :

La première consiste en deux laminages successifs. D’abord celui des lingots chauffés, qui permet d’obtenir des bobines de 2 à 4 mm d'épaisseur. Puis un second laminage à froid qui permet d’obtenir les feuilles d’aluminium définitives dont l’épaisseur requise par la norme ISO se situe entre 0,006 et 0,2 mm. Plus épais, cela sera une plaque d’aluminium ou une tôle.

La seconde méthode permet de transformer le métal fondu directement en une bande épaisse, elle-même laminée en bobine, à partir de laquelle la feuille d’aluminium est laminée. On évite ainsi l’étape du lingot.

Et vous étiez-vous déjà demandé d’où provenait cette différence entre les deux côtés du papier d’aluminium, l’un brillant et l’autre mat ? Voici l’explication : pour éviter d’abîmer les feuilles les plus minces, on les passe par deux entre les rouleaux. Résultat, le côté qui faisait face au rouleau ressort brillant et celui qui était face à l’autre feuille d’aluminium se retrouve satiné.

Une fois les deux feuilles séparées, les grands rouleaux de feuille d’aluminium sont découpés selon leur usage final : feuilles isolantes, aluminium ménager, échangeur de chaleur, emballage, conteneur, operculage…

 

Le papier alu et toutes ses vertus

  • Contre le gaspillage : barrière à la lumière, aux gaz et à l'humidité, le papier aluminium conserve parfaitement les arômes et prolonge la durée de vie des produits sensibles.
  • Pratique et idéal pour l’emballage : léger, solide et déformable, l’alu permet d’emballer toutes formes de produits.
  • Sain et hygiénique : 100% stérile, le papier aluminium empêche le développement de bactéries.
  • Résistant aux températures les plus élevées comme aux plus faibles : excellent conducteur thermique, le papier aluminium permet la congélation tout autant que la cuisson au four ou au grill, sans fondre ni se déformer ni se fissurer.
  • Décoratif : le papier aluminium s’utilise dans toutes les techniques d'impression et d’embossage, pour toute utilisation publicitaire, décorative ou artistique.
  • Recyclable et réutilisable : l'aluminium se recycle à l’infini, sans jamais perdre ses qualités.

 

Voilà un CV parfait, n’est-ce pas ?

 

Ainsi se termine notre série sur les papiers éphémères…

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Tous ces papiers éphémères (10) : le papier de verre

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Également appelé papier sablé au Québec, cet incontournable de l’établi du bricoleur permet de préparer les surfaces - en bois, en métal ou en pierre - en vue de les peindre, de leur appliquer un revêtement, de les coller, de les assembler, ou d’en assurer les finitions.

En fonction de la surface à poncer et du travail à réaliser, on utilisera un abrasif composé de grains décapants spécifiques et de tailles différentes.

 

Du naturel à l’industriel

Le ponçage fut pratiqué dès l’Antiquité égyptienne à l’aide d’objets rugueux comme la pierre. Et de tous temps, on réalisa le polissage du bois avec des substances granuleuses telles que la diatomite, la pierre ponce ou le charbon de bois.

Les Romains adoptèrent quant à eux la peau rugueuse de la raie, tandis qu’en Nouvelle-Zélande, en Polynésie et chez les Chumash du sud californien, on utilisait la peau de requin ou de chien de mer. Pendant longtemps, les Européens et les Japonais polirent avec de la prêle d’hiver, une plante contenant de la silice en grande quantité. En Amérique du Nord, les Hopis de l’Arizona préféraient des morceaux de grès, et cela jusqu’au XXe siècle.

L’ancêtre du papier de verre est apparu en Chine au XIIIe siècle. Il consistait en un parchemin sur lequel des fragments de coquillages, de graines ou de sable étaient collés à l'aide d’une gomme naturelle.

La production industrielle de papier de verre commença en Angleterre au XIXe siècle. Un procédé de fabrication à partir de sable fut breveté aux États-Unis en 1834 par Isaac Fischer.

En 1916, la société 3M (Minnesota Mining & Manufacturing) - fondée à l’origine en 1902 pour exploiter une mine de minéral supposé idéal pour la fabrication de papier de verre et de meules - met au point  un papier de verre imperméable, réduisant les poussières et dont la première utilisation fut dédiée à la finition des peintures automobiles.

 

La fabrication du papier de verre

Des plus fins aux plus grossiers, les papiers de verre sont tous fabriqués de la même manière. Sur la surface d’un papier ou d’un tissu, sont collées différentes particules abrasives en fonction de l’utilisation :

  • du verre pilé, reconnaissable à sa couleur sablée et dédié au ponçage des résineux
  • du grenat, pour les bois durs ou tendres, reconnu pour sa dureté et son efficacité d’abrasion
  • de l’émeri, pour les métaux
  • du carbure de silicium, un abrasif haut de gamme pour les bois durs, l’aggloméré, les pierres calcaires
  • de l’oxyde d’aluminium pour de belles finitions sur les bois durs de texture fine
  • du diamant pour les matériaux très durs
  • de l’alumine, de l'oxyde de chrome, de l’acier inoxydable…

L’efficacité d’abrasion dépendra de différents critères : la taille des cristaux, la longévité du tranchant, la rapidité d’encrassement, la résistance du liant.

 

Seulement pour le bricolage ?

Détourné de son utilisation primaire, le papier de verre sait se faire artistique : utilisé comme support de peinture par Joan Miró ou comme instrument de musique par Leroy Anderson.

 

Et vous, auriez-vous d’autres idées d’utilisation originale du papier de verre ?

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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Tous ces papiers éphémères (9) : les papiers de fête

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Passons de l’école à la fête, car le papier sait aussi s’amuser !

En ces temps de carnaval, il est bon de rappeler que le papier est un support de rêve pour la réalisation de masques et de grosses têtes de carnaval, la décoration de chars… Le papier crépon, plissé et extensible, quant à lui est idéal pour la confection des déguisements, et tout cela pour un coût dérisoire !

Au carnaval, on s’adonne à des batailles de confettis, de serpentins, de billes de sarbacane. Sur les tables, trônent les lampions, les nappes en papier, les assiettes et les verres en carton.

En ce jour qui fait la part belle à toutes les excentricités, on ira jusqu’à brûler Sa Majesté Carnaval en papier, puisqu’il renaîtra de ses cendres. Et le lendemain, tous ces papiers seront ramassés, balayés, jetés… Papiers éphémères s’il en est !

 

Le confetti, roi du carnaval !

Imagineriez-vous un carnaval sans la pluie colorée des confettis ?

Les premiers furent utilisés au Casino de Paris en 1891, sur une idée de Monsieur Lué son administrateur, qui utilisa alors des chutes de papier.

Leur utilisation fut popularisée dès 1892 à l’occasion de mardi gras, aux bals de l’Opéra. Le confetti en papier fut alors considéré comme une heureuse innovation, remplaçant son ancêtre peu apprécié : de petites dragées en plâtre et terre glaise, dont il fallait se protéger le visage et les costumes. Les gens, conquis par ces nuées de papillons blancs (les premiers confettis étaient blancs), adoptèrent définitivement le confetti en papier.

 

La fureur du confetti

Son utilisation fut ainsi reprise à la mi-carême, puis en force les années suivantes… un nouveau débouché pour les papetiers était né !

Pour la fabrication industrielle des confettis, on utilisait des emporte-pièces qui tranchaient dans quarante ou cinquante épaisseurs de papier. On se servait de rognure et si l'on en manquait, on prenait du papier à 50 francs les 100 kilos !

Fabriqué en très grande quantité, le confetti parisien gagna rapidement la province, puis toute la France et le monde entier. Pour satisfaire les besoins de l’exportation, des confettis colorés et même dorés furent fabriqués.

A Paris, en un jour, il se serait vendu 20 000 kilos de confettis, soit 80 000 sacs ! Les confettis étant difficiles à trouver, les prix s’envolaient !

A la  mi-Carême de 1895, selon Le Petit Journal, « on ne songeait qu'à se lancer des confettis par poignées ; le sol en était jonché à ce point qu'on enfonçait dedans jusqu'aux chevilles ». Au mardi gras de 1902, « l'eau de la Seine à la sortie des égouts parisiens, à Clichy, se métamorphosait subitement en une immense banquise multicolore ».

Et pourtant, dès 1892, La Préfecture de police de Paris interdit la vente et la projection de confettis dans les fêtes publiques – exception faite du carnaval.

A cela, les fabricants de papier répondirent par une pétition demandant l’autorisation de vente de confettis dans les fêtes foraines. Sans succès.

En 1900, le mot « confettiste » apparaissait, désignant celui qui lance des confettis. Il ne sera utilisé qu’une dizaine d'années.

A cette époque, le confetti faisait vivre plusieurs milliers de personnes très modestes à Paris. Il fallait donc en considérer l’aspect social. Le Conseiller de Paris déclarait d‘ailleurs en 1903 : « Il y a 5 860 petits commerçants et ouvriers employés à la fabrication des confettis. Supprimer les confettis, c'est vouer toute cette intéressante population à la misère ».

 

Auriez-vous pensé que de si petits bouts de papier avaient soulevé autant de passion et de controverses ?

 

Cécile Douay

Rédactrice web

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